lundi 12 avril 2021

Bulletin lo BEZONS Z.I. LE 06/04/2021

MACRON : « JE DÉCIDE, VOUS VOUS DÉBROUILLEZ ! »

Changement du calendrier scolaire ; interdiction de circuler d’une région à l’autre ; fermeture des écoles et passage en distanciel ; fermeture des petits com­merces… Macron a finalement changé de stratégie : on est passé en confinement national.

Macron est incapable d’imposer aux laboratoires pharmaceutiques de tenir leurs engagements et de livrer les vaccins, mais il décide de nos vies, comme si nous étions à sa disposition. C’est devenu une habi­tude, car cela fait un an maintenant que nous ne savons plus sur quel pied danser, mais cela témoigne d’un mépris insupportable.

Les plus aisés ont pu s’arranger au pied levé. Quand on a de l’argent, tout est toujours plus facile. On peut rapidement trouver une nounou ou sauter dans une voiture pour rejoindre une résidence secon­daire. Mais pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler et qui n’ont pas de possibilités de garde ?

Le gouvernement assure qu’il est possible de se mettre au chômage partiel si les parents ne trouvent pas de solution. Encore faut-il que l’employeur l’ac­cepte ! Sans compter qu’au chômage partiel, un salarié ne touche que 84 % de son salaire et perd ses primes. Est-ce que le loyer, les crédits ou les factures sont à payer à 84 % ? Bien sûr que non !

Les dirigeants politiques, comme la classe capita­liste, ont un profond mépris pour les intérêts et les sentiments de la majorité travailleuse. À leurs yeux, cette majorité n’est là que pour travailler et obéir, pas pour proposer et encore moins pour décider ou contrôler.

Mais si les soignants étaient écoutés, si les écono­mies budgétaires ne comptaient pas davantage que les besoins en personnel, les hôpitaux n’en seraient pas, aujourd'hui, à déprogrammer leurs opérations avec les conséquences graves que cela entraîne pour des mil­lions de malades. Ils n’en seraient pas à basculer dans « une médecine de catastrophe », avec une gestion de patients à flux tendu et des semaines de 60 heures pour des soignants à bout de forces.

Ce qui se passe dans les hôpitaux a été dénoncé cent fois, mille fois, par les soignants. Ils ont été ignorés, méprisés, trompés par le pouvoir. En un an, pas un lit pérenne de réanimation n’a été créé, alors qu’après la première vague, Véran, le ministre de la Santé, avait promis qu’il monterait à 12 000 lits de réanimation.

Aujourd'hui, il se justifie en se cachant derrière le manque de personnel en réanimation. De qui se moque-t-il ! Il suffit d’écouter les soignants pour résoudre le problème : il faut revaloriser les salaires, améliorer les conditions du métier, alléger les horaires et la charge de travail… Toutes choses qui pourraient rendre attractifs les métiers d’infirmières et d’aides-soignantes.

Oui, si les travailleurs décidaient, la société serait mieux dirigée ! Mais tant qu’elle est dirigée par des serviteurs de la bourgeoisie en fonction des lois du marché et du profit, nous allons dans le mur.

La pénurie de vaccins que nous connaissons n’est pas qu’un aléa temporaire. Elle est révélatrice d’un gâchis et de l’irresponsabilité de toute une organisa­tion sociale.

Les quelques laboratoires qui ont été homologués sont incapables de produire vite et en masse les vac­cins nécessaires. AstraZeneca a rempli seulement un quart de son contrat. Et ne parlons pas de Sanofi qui a été incapable de produire un vaccin après avoir été arrosé d’argent public ! Sa spécialité ? Gaver les actionnaires, et supprimer des emplois !

Est-ce qu’ils sont sanctionnés ? Est-ce qu’ils sont mis sous contrôle ? Non ! Ils gardent les mains libres car propriété oblige, ils sont maîtres chez eux. Et les laboratoires qui ont le monopole des brevets en pro­fitent au maximum ! En temps de guerre, les gouver­nements sont capables de réquisitionner les entreprises industrielles pour organiser, contrôler et planifier la production d’armement. Eh bien, ce qu’ils sont prêts à faire pour tuer, ils ne sont pas prêts à le faire pour soi­gner !

Macron fanfaronne en expliquant que l’Europe sera bientôt le premier producteur de vaccins au monde. Thierry Breton fait de la publicité pour les vaccins «made in France». En attendant, ils gèrent la pénurie et, à chaque semaine de retard, c’est plus d’un millier de morts supplémentaires. Pour les familles endeuillées, les vaccins peuvent arriver demain, ce sera toujours trop tard !

Alors, le pouvoir peut pointer du doigt l’irrespon-sabilité des jeunes qui se permettent de faire la fête. Les irresponsables, ce sont ceux qui dirigent ! Ils sont irresponsables car ils sont les défenseurs d’un système qui place les profits et la propriété privée de la mino-rité capitaliste au-dessus de l’intérêt des travailleurs et de la population. Imp spé. LO

LUTTE OUVRIÈRE

BEZONS Z.I.

LE 06/04/2021

ON N’A PAS FINI

La semaine dernière, nous sommes plusieurs dizaines de PPG à avoir arrêté le travail pendant deux jours et mis l’usine à l’arrêt. Rien n’est sorti ni rentré et la direction a même dû libérer les intéri­maires plus tôt.

On a pu vérifier concrètement la force collective que nous avons tous ensemble. On saura s’en resservir.

AU FAIT, C’EST QUOI SON TRAVAIL ?

Notre travail sert à faire voler des avions ou rouler des voitures. Le directeur quand il travaille, c’est pour organiser la casse de l’entreprise. S’il ne le fait pas, personne ne s’en plaindra… sauf les action­naires, bien sûr.

PLAN DE SACCAGE DE L’EMPLOI

Il a travaillé dur et présenté à la Direccte, un Plan de Sauvegarde de l’Emploi qui ne sauve aucun emploi sur Bezons. Comme si PPG n’avait pas les moyens de payer les salaires des 208 personnes du site. Personne n’est dupe, alors faisons nous entendre.

ILS ONT PEUR DE SE PERDRE ?

Les membres de la direction de PPG n’osent plus se promener dans l’usine sans une escorte d’agents de sécurité.

Façon de dire leur importance ou parce qu’ils ont quelque chose à se reprocher ? On espère qu’ils peuvent encore aller seuls aux toilettes.

AGI-PnB C flou

Le groupe Impala qui a racheté Ales en a fait une filiale : Ales Group Industrie, elle même rattachée à une autre qui produit aussi des cosmétiques dans d’autres usines, sous un autre nom ; Pharma and Beauty.

D’un coté, la direction nous dit que ce n’est pas la même chose et de l’autre une partie du personnel tra­vaille pour l’une ou l’autre indifféremment. Bref, c’est quand ça l’arrange.

Raison de plus pour ne pas se laisser opposer les uns aux autres.

MAL DE TÊTE

Chez Ales, les problèmes de fiche de paie, non seulement n’arrêtent pas mais ils se multiplient. Au point que la direction demande à certains de ne plus s’adresser directement au service RH mais de plutôt passer par leur responsable et d’attendre le retour.

C’est bien connu ; casser le thermomètre n’est pas la meilleure façon de faire tomber la fièvre.

CERTIFICAT DE NON GAGE

Il y a un mois, le directeur d’Yvel, inquiet de nos réactions avait affiché en urgence une note pour dire que nous aurions la prime ISO à la fin du mois. La fin du mois est passée. Pas de prime. La faute à la certification ISO qui se fait attendre, paraît-il. Par contre pour la certification Mauvaise Foi , c’est bon.

ISO OU PAS

C’est pas la prime ISO qui manque sur nos fiches de paie. Ce qui manque c’est de quoi payer les factures qui n’arrêtent pas d’augmenter tous les mois. Et c’est bien plus que 230 euros.

Non vraiment, le nom c’est pas ça qui compte.

IL FAUT RENVERSER LA TABLE

Caviar, champagne, des repas facturés de 160 à 490 euros : voici le menu des dîners clandestins pour riches que M6 a filmés et diffusés, et auxquels auraient participé des ministres en exercice. En période de confinement, cela fait mauvais genre. Darmanin a dû ouvrir une enquête. Quant au procès d’une société dans laquelle une poignée de richards se gave alors que les files d’attentes aux Restos du cœur s’allongent, il est à faire. Avec pour verdict : À renverser !

CARREFOUR : « BOMPARD, RENDS LES MILLIARDS ! »

Des travailleurs de Carrefour ont fait grève et mani-festé devant des dizaines de magasins, samedi 3 avril. Le PDG du groupe, Alexandre Bompard, a annoncé le versement de 400 millions d’euros aux actionnaires. Mais il prévoit que les salaires et les effectifs restent au plancher, et de mettre en location-gérance une partie des magasins, ce qui entraînerait des baisses de salaires. Les travailleurs lui ont répondu par leur meilleure arme : la grève !

lundi 5 avril 2021

Dans notre hebdo : PPG – Bezons : les travailleurs contre la fermeture

Jeudi 25 et vendredi 26 mars, une grande partie des 208 travailleurs de l’usine de mastics PPG de Bezons, anciennement propriété de Hutchinson, ont mis l’entreprise à l’arrêt en cessant le travail et en bloquant l’entrée principale du site, obligeant plusieurs camions à faire demi-tour.

Rassemblés pendant deux jours complets dans une ambiance festive autour du barbecue, ils ont affirmé leur opposition au projet de fermeture de l’entreprise.

Il restait si peu de monde à l’intérieur qu’aucune production n’a été possible et la direction a même dû libérer les intérimaires de l’équipe d’après-midi, à qui elle ne savait pas quel travail donner. Certains en ont d’ailleurs profité pour venir saluer leurs collègues.

PPG a prévu de déménager la production du site de Bezons vers une usine en Angleterre et une autre en Espagne. Malgré ce plan de fermeture, la direction de l’usine tente de faire pression sur les uns et les autres, pour essayer de sortir le plus de produits possible, avec peu de succès jusqu’à maintenant.

La direction, qui ne manque pas de culot, vient en plus de présenter à l’antenne du ministère du Travail du Val-d’Oise, la Direccte, son « plan de sauvegarde de l’emploi »… qui ne prévoit de sauver aucun emploi. Elle ne présente d’ailleurs que des mesures d’accompagnement, dans l’espoir de faire croire qu’elle pourrait licencier sans douleur. Personne n’est dupe et si la Direccte venait à avaliser ce plan, ce serait donner l’autorisation de continuer à licencier à un groupe qui vient de racheter en quelques mois quatre autres sociétés pour près de cinq milliards de dollars et qui ne manquera pas de chercher à accroître sa rentabilité et ses profits en y supprimant encore des emplois. Mais le simple fait qu’elle n’annonce pas son refus dès à présent est un début de réponse... Il n’y a pas grand-chose à attendre de ce côté-là, même si refuser ce plan serait la moindre des choses. La ministre du Travail s’était d’ailleurs répandue sur les ondes pour dire qu’elle invitait « ceux qui n’ont pas le couteau sous la gorge (les groupes comme PPG) à ne pas engager de plan de licenciements ». Les belles paroles n’engagent à rien.

Pour beaucoup, ce rassemblement est une victoire morale et un premier succès qui donne envie d’aller en chercher d’autres. Une chose est sûre, personne n’est décidé à se laisser jeter dehors par une multinationale pleine aux as.

 

mardi 30 mars 2021

Lutte Ouvrière DASSAULT ARGENTEUIL Le 29/03/2021

C’est notre affaire

Les cas de Covid se multiplient dans l’usine, par exemple, à l’aménagement Rafale, ou encore sur l’équipement des panneaux Falcon, là, où la distanciation n’est pas respectée. Peut-être, également ailleurs, puisque c’est toujours silence radio, côté direction, sur l’état de la pandémie dans l’usine.

Nous apprenons le plus souvent les nouveaux cas positifs par hasard, en discutant entre-nous. Car, le seul souci de la direction, c’est la production.

Le nôtre, c’est notre santé.

Faisons-nous entendre

Les héritiers de Serge Dassault, sont à la tête d’une fortune de 23,5 milliards d’Euros. Ils paient grassement une petite armée de PDG, actifs ou retraités, et de supplétifs dans chaque site, pour nous faire accroître leur fortune. Et tout ce beau monde de passer à la caisse.

Tous dépendent de nous et de notre travail. C’est en l’arrêtant qu’on peut, nous aussi, leur faire payer cher.

Quarantaine indéterminée

On vient d’apprendre que bouchon d’oreille partait en préretraite à Saint-Cloud.

On l’a rapidement fatigué.

Leurs intérêts… et les nôtres !

Le Scaf est donc l’objet de rivalités entre les capitalistes des groupes industriels des trois pays qui ont la charge de le réaliser : la France, l’Allemagne et l’Espagne. L’enjeu est le partage d’un budget colossal, évalué, à terme, entre 50 et 80 milliards d’euros, bien évidemment financé essentiellement avec l’argent public.

Notre problème de travailleurs dans cette affaire n’est pas de prendre partie pour notre patron, ni d’attendre de lui une quelconque garantie concernant l’emploi et les salaires.

Cette bagarre ne nous concerne pas plus qu’elle ne concerne les travailleurs d’Espagne ou d’Allemagne qui ne sont en rien responsables des choix de leurs dirigeants. Les travailleurs des trois pays ont, au contraire, tous le même but par delà les frontières : défendre de façon solidaire leurs propres intérêts, l’emploi et le salaire, en se battant contre leurs patrons et leurs États respectifs.

Un exemple instructif

Lancé à la fin des années 1980, le Rafale, avion 100 % français, était censé assurer l’emploi Dassault. De fait, il avait ouvert la voie à une vague de fermetures de sites : Villaroche, Boulogne, Toulouse, Istres. Entre 1987 et 1992, les effectifs ouvriers, dit « de fabrication », de Dassault étaient alors passés de 6 200 à 3 000… pour atteindre 2 400, fin 2000, en diminution de 60 %. Le nombre total de salariés était, lui, passé de 16 000 à 9 000, entre autre, à la suite de licenciements. C’est également durant cette période que les salaires avaient été bloqués pendant plusieurs années.

Pour que la famille Dassault, 100 % française, et les actionnaires de l’entreprise continuent à se remplir les poches.

La bourse ou la vie

Les travailleurs doivent avoir à cœur de poser les vrais problèmes : quelles armes doit-on se forger pour se défendre contre ces parasites qui engloutissent l’argent public. Mais également, combien d’hôpitaux, combien d’écoles pourrait-on sauver, et même construire, avec cet argent ? Notre savoir-faire, nos compétences, celles de nos enfants, et notre avenir à tous ne sont en rien liés, ni aux productions, ni aux intérêts des actionnaires.

Ils y sont même opposés !

Le fief Dassault

Victor Habert-Dassault vient d’annoncer qu’il comptait bien prendre la succession de son oncle Olivier Dassault comme député de la première circonscription de l’Oise. Son oncle en avait hérité de son grand-père Marcel Dassault. Dans cette saga aux relents moyenâgeux, ce territoire de l’Oise, par la grâce du parti gaulliste, demeure la chasse gardée de cette famille de milliardaires. En période électorale, Marcel signait les chèques, Olivier remboursait les caddies à la sortie des supermarchés, quant à Serge Dassault, chacun connaît ses méthodes à Corbeil.

Que va donc bien pouvoir nous inventer ce nouvel héritier pour son élection ?

Bezons : grève contre la fermeture

Les travailleurs de PPG Bezons ont fait grève deux jours, la semaine dernière. Ils refusent de se laisser licencier par un groupe qui a gagné plus d’argent en 2020 qu’en 2019, malgré l’épidémie, et annoncé plusieurs milliards de dollars de bénéfices.

Ils ont raison de ne pas accepter la fermeture, ni de se laisser licencier.


Méprisant avec la population, à genoux devant le Big pharma ! editorial des bulletins d'entreprise

Avec plus de 45 000 nouveaux cas quotidiens, des hôpitaux forcés de déprogrammer des opérations, ce qui est déjà une forme de tri des patients, l’épidémie flambe à nouveau. Mais cette fois, il n’y a pas de surprise, puisque cette troisième vague avait été annoncée par les prévisionnistes. La responsabilité immédiate de cette nouvelle catastrophe incombe au gouvernement Macron.

Sans avoir augmenté les places en réanimation et embauché le personnel nécessaire et sans même être capable de vacciner en masse, Macron s’est enorgueilli de ne pas reconfiner et de garder les écoles ouvertes. Il prétendait avoir trouvé un chemin qu’aucun autre gouvernement n’avait vu : il nous a menés au fond de l’impasse ! 

Mais, pour Macron, il n’y a pas d’erreur, « aucun mea culpa à faire, aucun remords, aucun constat d’échec ». Et quand les enseignants ont envoyé des SOS parce que le nombre de cas explosait dans leurs établissements, Blanquer, le ministre de l’Éducation, expliquait que « l’école c’est la santé ». Autrement dit, « circulez, il n’y a rien à voir » !

C’est exactement ce qui se passe dans nombre d’entreprises où le patron fait semblant de ne pas voir les clusters. Car Macron, avec son côté hautain, est à l’image de toute la classe dominante. Il ne fait que refléter le fonctionnement hiérarchique d’une société basée sur la domination sociale.

Il y a, en haut, ceux qui savent – les chefs, les dirigeants, les ministres – et en bas ceux qui doivent obéir – les travailleurs, la population. En haut, ceux qui décident des restrictions, des contraintes et des sanctions… pour ceux d’en bas ! Et les initiatives de la base n’ont pas lieu d’être : il faut se soumettre aux ordres même quand ils sont stupides et que les dirigeants mentent de façon éhontée.

Le mépris social imprègne toute la société. C’est logiquement qu’il marque la gestion sanitaire. Il frappe les soignants qui se sont vu refuser toute embauche et réelle augmentation de salaire. Il frappe les premiers de corvée, les auxiliaires de vie, les employés de grande surface, juste bons à trimer au péril de leur santé, pour des bas salaires. Il frappe les commerçants forcés de refermer leurs portes en dépit de tout bon sens. Il frappe le personnel de l’Éducation à qui le ministre n’a de cesse de faire la leçon, et même les épidémiologistes qui, aux dires de Macron, se seraient souvent trompés !   

Mais, comme tous les gouvernants avant lui, Macron rampe devant ceux qui détiennent le vrai pouvoir, les capitalistes. C’est ce qui le rend impuissant à freiner l’épidémie et à vacciner massivement.  

Les vaccins sont le nerf de la guerre, tout le monde le sait et… tout le monde attend. Imagine-t-on une guerre menée sans que l’État se charge de l’armement et en contrôle la production ? Imagine-t-on des officiers préparant des plans d’attaque sans savoir quand et combien d’avions, de canons et de munitions seront à leur disposition ? Eh bien, c’est ce qui se passe dans leur prétendue guerre contre le virus : les vaccins arriveront selon le bon vouloir du Big pharma !

Mais l’intérêt des multinationales de la pharmacie n’a rien à voir avec l’intérêt général. Pfizer, AstraZeneca ou Moderna ont intérêt à garder le monopole des brevets et l’exclusivité de la production, même quand ils n’arrivent pas à honorer leurs contrats. Ils ont intérêt à fournir au plus offrant pour encaisser le maximum de profits. En leur laissant le monopole, les gouvernements se résignent à la pénurie et à la désorganisation.

Et c’est sans parler du pillage des finances publiques ! Car les vaccins comme les millions de tests réalisés ont un coût. Un simple test salivaire coûte 60 €, un test antigénique 32 €. Tout cela, ajouté aux vaccins, va donner une facture salée !

Tous les gouvernements savent réquisitionner. Dans cette crise, ils ont d’ailleurs réquisitionné des infirmières ou des étudiants en médecine. Il leur arrive même d’exproprier des petits propriétaires quand ils ont besoin de leur terrain. Mais, dès qu’il s’agit de toucher à un cheveu du grand capital et de remettre en cause les sacro-saintes lois du profit et du capitalisme, il n’y a plus personne. 

Alors, maintenant, les États en sont à se voler des doses, quitte à déclencher, comme le dit Macron, une « guerre mondiale d’un nouveau genre ». On est loin du cinéma sur la coopération et solidarité internationale, mais c’est ça la réalité du capitalisme : la concurrence et la guerre pour qu’une minorité s’enrichisse au détriment de l’intérêt collectif.

Les bourgeois et leurs serviteurs politiques ont intérêt à ce que ce système perdure. Pour les travailleurs, pour l’ensemble de la société, c’est tout le contraire !

 

Le profit contre l’avenir de la planète

Plus de 100 000 personnes ont manifesté dimanche 28 mars contre le projet de loi Climat. Parce qu’il ne veut pas égratigner les intérêts des très gros pollueurs industriels, le gouvernement ne prévoit que des mesurettes.

Pour la planète comme pour l’humanité, c’est toute l’organisation de la société, faite pour assurer les profits capitalistes, qu’il faut remettre en cause.

 

jeudi 25 mars 2021

en lutte contre les licenciements :Tout le monde doit pouvoir avoir un emploi et un salaire digne !

Ce jeudi 25 mars, plusieurs dizaines de travailleurs de PPG se sont rassemblés et ont mis à l'arrêt l'usine de Bezons. Ils manifestent leur opposition aux 208 licenciements annoncés avec la fermeture de l'usine.


Le Groupe PPG a déclaré plus  de bénéfice en 2020 qu'en 2019, avec un peu plus de 3 milliards de $. Soit largement de quoi maintenir les salaires de tous les salariés de l'usine. Ce ne sont pas les difficultés économiques qui motivent la fermeture de l'entreprise. Au contraire, PPG a besoin de l'activité de l'usine et la transfère sur d'autres sites. C'est avec l'objectif de faire davantage de profits pour distribuer toujours plus de dividendes aux actionnaires que la direction du groupe fait le choix de sacrifier des emplois dans cette période particulièrement difficile.

Ils ont reçu la visite de leur avocat qui a fait un point sur les procédures juridiques en cours contre ce plan. La direction ayant apporté de nouvelles pièces au dossier, la veille de l'audience. D'abord prévue ce jeudi elle a finalement été reportée.

Quoi qu'il en soit, la mobilisation continue et de nouvelles actions contre les licenciements sont prévues. Les travailleurs ont bien raison de ne pas accepter de se faire jeter à la rue. Et leur action n'est pas passée inaperçue dans la zone industrielle, car bien des travailleurs d'autres entreprises savent que ce combat est aussi le leur. Un emploi et un salaire dignes pour tous ce n'est pas du luxe c'est un droit !


l'éditorial des bulletins d 'entreprise Lutte Ouvrière du 22 mars

 


DE LA COMMUNE DE 1871 À AUJOURD'HUI : LA MÊME GUERRE DE CLASSES, LE MÊME BESOIN D’ÉMANCIPATION DES TRAVAILLEURS!

Il y a 150 ans, le 18 mars 1871, le petit peuple parisien s’insurgeait et proclamait la Commune. Pour ceux qui ne se résignent pas à la domination de la bourgeoisie, c’est, encore aujourd'hui, un fait extraordinaire et enthousiasmant.

La Commune de Paris a été, en France, le premier et le seul pouvoir ouvrier. Du 18 mars au 28 mai 1871, pendant 72 jours, le peuple ouvrier, artisan et boutiquier de Paris - on dirait aujourd'hui le monde du travail - s’est gouverné lui-même.

La bourgeoisie prétend toujours être la seule classe capable de diriger. La Commune a prouvé que les classes laborieuses, les petites gens n’avaient pas besoin de rois, de politiciens, de chefs ou de patrons pour organiser la vie sociale. Elle a fait ce qu’aucun gouvernement bourgeois n’a jamais fait et ne fera jamais : elle a dirigé la société pour qu’elle réponde aux besoins du plus grand nombre.

En septembre 1870, le pays connut une formidable ébullition politique suite à la défaite contre l’armée prussienne, à la chute de Napoléon III et à la proclamation de la République. Les assemblées et les clubs s’étaient multipliés un peu partout. Et surtout, à Paris, le peuple ouvrier s’était armé et organisé au sein des bataillons de la garde nationale pour se défendre.

Pour le gouvernement républicain bourgeois, c’était la menace d’une révolution ouvrière qu’il fallait tuer dans l’œuf. Lorsqu’il tenta de le faire, le 18 mars 1871, en enlevant les canons gardés dans les quartiers populaires, il déclencha l’insurrection.

Le peuple de Paris organisa alors son propre gouvernement : la Commune. Il choisit des responsables issus de ses rangs, des ouvriers et des militants connus pour leur dévouement aux travailleurs. Aux finances, un ouvrier relieur, Eugène Varlin ; à la commission du travail, Léo Frankel, un ouvrier bijoutier hongrois…

C’en était fini des privilèges, des sinécures et des passe-droits ! Membres de la Commune, chefs de bataillons, fonctionnaires municipaux… tous les responsables étaient élus. Ils trouvaient tout naturel d’être rétribués comme les ouvriers qualifiés, naturel aussi de rendre des comptes. Ils ne s’enfermaient pas dans les palais dorés de la République comme cela se fait aujourd'hui, ils vivaient parmi la population et ils étaient ainsi contrôlés et révocables à tout moment.

Le peuple faisait confiance à ses élus, mais surtout, les élus faisaient confiance au peuple et s’appuyaient sur son action. Associations de quartier, syndicats, coopératives… mille et une initiatives étaient prises pour régler les problèmes des classes laborieuses, et nombre de femmes, comme l’institutrice Louise Michel ou l’ouvrière Victorine Brocher, y tinrent les premiers rôles.

Il fallait nourrir de toute urgence la population ? Des cantines collectives furent mises sur pied. Il fallait donner un toit à des milliers de familles ? Les Communards décidèrent un moratoire sur les loyers et réquisitionnèrent les logements vacants. Il n’y avait plus de travail ? Ils chargèrent les associations ouvrières de faire tourner les ateliers abandonnés. Il fallait éduquer les enfants ? Les églises furent réquisitionnées et transformées en écoles, des volontaires sollicités…

Le petit peuple de Paris pouvait compter sur un gouvernement qui prenait fait et cause pour le locataire contre le propriétaire, pour l’ouvrier contre le capitaliste, pour le pauvre contre le riche.

Une telle démonstration était intolérable pour la bourgeoisie. Le gouvernement de Thiers écrasa la Commune, fusillant sans autre forme de procès quelque 20 000 Communards.

Aujourd'hui, la société fonctionne à l’inverse des principes de la Commune : le gouvernement dirige au service exclusif d’une minorité richissime, pour les profits et la propriété privée de cette poignée de parasites. C’est ce qui rend la société incapable de trouver les solutions aux maux dramatiques qu’elle génère : le chômage, les crises économiques ou la crise écologique.

C’est ce qui fait que, dans cette pandémie, aucun gouvernement ne veut transformer les vaccins en biens communs de l’humanité, ni réquisitionner les usines et les laboratoires pour les produire en masse. C’est ce qui rend les pouvoirs publics incapables de réquisitionner les logements vacants et, à plus forte raison, d’exproprier les capitalistes qui ferment des usines et transforment des régions entières en déserts industriels.

Non, la Commune n’appartient pas au passé. Elle nous rappelle qu’un autre monde est possible, que l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes.

le bulletin de la zone industrielle du 22 mars.

 

c’EST POURTANT CLAIR

Le plan de licenciement des 208 travailleurs de l’usine PPG de Bezons a été présenté ces jours-ci à l’antenne du 95 du ministère du travail. Elle rendra un avis dans plusieurs semaines, comme s’il pouvait y avoir un doute et que la situation n’était pas claire. PPG est une multinationale riche à milliards et nous ne pouvons pas nous retrouver au chômage, encore moins en ce moment.

Pour chasser les doutes, il ne reste qu’à redire plus fort : non aux licenciements !



QU’ONT ILS À CACHER ?

En novembre 2020, la ministre du travail déclarait à la radio : « j’invite ceux qui n’ont pas le couteau sous la gorge (les groupes comme PPG) à ne pas engager de plan de licenciement ».

Si elle l’a dit à l’antenne du 95 de son ministère, cette dernière n’a pas de raison de faire des cachotteries.

Les choses sont simples : les licenciements, c’est non !



Gardez vos mouchoirs

La direction paie des experts pour « nous accompagner » car elle s’inquiète de notre santé « psychologique ».

Depuis le temps qu’on est là, on connaît le chemin ; c’est pas d’accompagnement vers la sortie dont on a besoin, c’est l’arrêt des licenciements.



Jeudi au tribunal

Le jeudi 25 mars, une audience au tribunal de Paris aura lieu. L’objectif est de contraindre la direction à rendre public des documents qu’elle veut garder secret. Il s’agit de notre avenir. C’est normal d’y être.



Diviser pour mieux régner

A en croire la nouvelle direction d’Ales Group, nous serions en concurrence avec une autre usine du groupe dans le sud de la France. Il faudrait aller plus vite et demander moins… Ben voyons.

Est-ce à force de faire des produits de beauté que la direction voit des concours partout ? Pas nous !



Tic tac ou toc toc ?

La direction d’Yvel annonce l’arrêt de plusieurs productions et la suppression de postes occupés par des intérimaires dans quelques semaines. Ça ne l’empêche pas de demander des volontaires pour venir travailler des samedis pour rattraper des retards.

En avance sur les retards ou en retard sur l’avance. La belle affaire ! On a tous besoin d’un travail et d’un salaire.

Problème de fin de mois

Reine du planning, la direction d’Yvel promet une prime pour dans… 8 mois ! Il n’y a pas que sur les plannings qu’elle a loupé quelque chose. Visiblement, c’est bien la seule à ne pas s’être rendu compte que les prix s’envolaient maintenant.

Conditionne...ment ?

Chez Tencate, ça fait des lustres que l’on nous promet une « palétiseuse » pour faciliter le travail de conditionnement devenu particulièrement chargé.

Pour l’instant la seule chose que cette machine sait faire c’est meubler les discours et c’est pas emballant.

Nouveau confinement, même politique

Le cirque gouvernemental du reconfinement de seize départements cache le principal : un an après le début de l’épidémie, les services de réanimation et les hôpitaux sont toujours contraints de gérer la pénurie tandis que le gouvernement reste à genoux devant les groupes pharmaceutiques qui décident du rythme des livraisons donc de celui de la vaccination.

Le gouvernement laisse faire la machine à profit, et c’est la population qui en paie le prix.

Les espions bientôt au placard ?

Plusieurs dirigeants d’Ikea et des policiers sont jugés après qu’un système d’espionnage de salariés, et même de clients, avait été démasqué en 2012. Pour fouiller dans la vie de salariés ou dans celles de candidats à l’embauche, les dirigeants ont payé pour avoir accès à des fichiers de la police.

Les dirigeants d’Ikéa se sont pris les pieds dans le tapis, mais comment croire que le flicage patronal est une exclusivité Ikea ?

dimanche 21 mars 2021

Ah qu'est ce qu'on est serré... dans cette école !

Le préfabriqué remplacera les traditionnelles classes d'écoles pour quelque temps./DDM.

 

Au rythme où se construisent les logements, c’est une évidence il n’y aura bientôt pas assez de place dans les établissements scolaires. Que proposent ceux qui dirigent ? Des préfabriqués installés au collège Péri et dans plusieurs écoles primaires qui accueilleront beaucoup plus d’élèves l’année prochaine et pour alléger Wallon,l’autre collège, un nouveau redécoupage des secteurs. Pour couronner le tout, dans le lycée, des suppressions de postes d’enseignants ! C’est l’avenir que préparent nos dirigeants à nos jeunes : des boites de sardines !

 Il y a fort à parier que les jeunes finiront par refuser de se laisser aussi maltraités.

Ça bloque !

Travaux en cours 

Se déplacer à pied à Bezons tient du parcours du combattant. Avec les chantiers, de nombreux trottoirs sont bloqués, défoncés, occupés par les engins de chantier. Une grue par-ci, une bétonneuse par-là. Ce serait sans doute amusant pour en faire un jeu vidéo mais quand on doit se déplacer, à plus forte raison, lorsqu’on a des difficultés à le faire, ou avec une poussette ou un fauteuil roulant cela devient dangereux et parfois simplement impossible.

Les entreprises du BTP se croient tout permis et les autorités s’écrasent.