jeudi 20 juin 2024

Élections législatives. Les candidats de Lutte ouvrière

 

Élections législatives. Les candidats de Lutte ouvrière


Le 30 juin, Lutte ouvrière sera présente avec 550 candidates et candidats, soit dans la presque totalité des 577 circonscriptions du pays. Ce chiffre comprend les trois candidats de Guadeloupe et les deux de Martinique présentés par nos camarades de Combat ouvrier, les sept candidats de La Réunion, un candidat à Mayotte et un en Guyane.

 


Comme sur la liste des élections européennes et comme lors de tous les scrutins précédents, nos candidats sont des travailleurs, des militants souvent connus de longue date dans leur entreprise et leur quartier. Ce sont des ouvriers de l’automobile, de la chimie, des transports, des cheminots, des postiers, des enseignants, des employés du commerce ou des services, des soignants et des maçons, actifs ou retraités. Ils font partie de ce vaste monde du travail sur lequel repose toute la société et qui doit parler pour lui-même, car personne ne le fera à sa place.

Les candidats de Lutte ouvrière se présentent sur le même programme et avec le même drapeau que celui qu’ils défendent tous les jours, dans toutes les circonstances, le programme communiste, sous le drapeau rouge de tous les travailleurs.

Élus au Parlement, ils resteraient des militants ouvriers révolutionnaires et ne se transformeraient pas, eux, en loyaux gérants des affaires de la bourgeoisie, titre revendiqué par le gouvernement de Front populaire de 1936 et qui depuis a été applicable à tous les gouvernements élus avec les suffrages ouvriers. Nos camarades seraient les yeux et les oreilles des travailleurs parmi les fondés de pouvoir du patronat et, s’ils approuveraient bien sûr toute éventuelle mesure qui serait favorable à leur classe, ils dévoileraient et combattraient tous les mauvais coups fomentés contre ses intérêts.

Face aux bonimenteurs professionnels du patronat, il faut envoyer au Parlement des militants ouvriers honnêtes, il faut voter Lutte ouvrière.

                                                              Paul Galois (Lutte ouvrière n°2916)

 

 

Dominique MARIETTE-Michel CAMPAGNAC, les candidats de Lutte ouvrière dans la 5ème circonscription du Val d’Oise, (Argenteuil-Bezons).

 Dominique MARIETTE-Michel CAMPAGNAC, 

les candidats de Lutte ouvrière dans la 5ème circonscription du Val d’Oise, (Argenteuil-Bezons).

 

 Le 30 juin votez Lutte ouvrière !

Ras le bol des sacrifices pour les privilèges d'une minorités de capitalistes.
Pour l'augmentation et l’indexation des salaires sur les prix, misons sur la mobilisation du camp des travailleurs.

mercredi 19 juin 2024

RN : le poison de la division

 


RN : le poison de la division

Publié le 19/06/2024

«Stopper la submersion migratoire, réduire drastiquement l’immigration légale et illégale et expulser les délinquants étrangers » voilà ce qu’on peut lire, dans le programme de Bardella pour les élections législatives, une priorité pour le RN puisque cela figure en deuxième point.

De Le Pen père à Marine Le Pen, l’extrême droite a toujours fait son fonds de commerce des attaques contre les immigrés. Marine Le Pen en 2022 réclamait même un référendum pour inscrire la « maîtrise de l’immigration » et la « priorité nationale » dans la Constitution ; ce point est pour le moment mis de côté.

Le RN a construit son ascension électorale en spéculant sur les préjugés, le racisme et la xénophobie, la haine de l’autre. La propagande des Le Pen et Bardella sert ainsi non seulement à leur apporter des voix, mais cherche à détourner la colère des classes populaires des seuls responsables de la crise, le grand patronat et la grande bourgeoisie, dont ils se préparent à défendre les intérêts s’ils parviennent au pouvoir. En même temps, le RN dresse une partie de la classe ouvrière contre une autre en désignant comme responsables de tous les maux ceux qui construisent des logements, des hôpitaux, qui font tourner des usines, qui font les ménages dans les hôtels de luxe, ceux qui travaillent dans la restauration, qui sont les plus exploités, les plus mal payés.

Diviser pour régner : tout le monde connaît la formule. Au contraire de cette politique de division qui affaiblit la classe ouvrière face au patronat, tous ceux qui vivent dans les mêmes cités qui se dégradent, qui travaillent sur les mêmes chantiers, dans les mêmes usines, sur les mêmes lignes de production, doivent se serrer les coudes contre le patronat, pour réclamer des augmentations de salaire, résister aux augmentations de cadences qui tuent à petit feu, pour s’opposer en un mot à l’exploitation.

Comme nombre de travailleurs l’ont scandé dans bien des manifestations, dans bien des grèves qui les réunissaient, travailleurs français et travailleurs immigrés ont le même patron, ils doivent donc mener le même combat.

                                                                 Aline Retesse (Lutte ouvrière n°2916)