jeudi 26 novembre 2020

rassemblement contre les licenciements

Contre l’annonce de la fermeture de l’usine PPG-Sealants de Bezons, la plus grande partie des salariés de l’usine PPG de Bezons s’est rassemblée devant l’entreprise. Les travailleurs ont tenu une assemblées pour discuter de la stratégie et de la façon dont ils peuvent s’opposer aux licenciements annoncés.

Ce nouveau rassemblement a montré que les travailleurs de l’entreprise répondaient massivement présents aux appels syndicaux. Et l’idée fait son chemin que 200 travailleurs peuvent devenir une force de frappe dans le combat qui s’annonce contre le patron voyou qu’est PPG.

L’assemblée à été consacrée aux explications de l’avocat. Il a présenté son plan tout en rappelant combien les lois et l’ensemble des procédures sont favorables aux actionnaires.

L’État considère qu’il n’a pas à intervenir pour empêcher un patron plein aux as de condamner à la misère des centaines de travailleurs. Par contre, il n’a pas oublié d’envoyer plusieurs voitures de police aux abords de l’usine. Pour protéger un patron voyou d’éventuels débordement sans doute ?

C’est les débordements des actionnaires qu’il faut arrêter. Et pour cela mieux vaut compter sur l’action des travailleurs.

mardi 3 novembre 2020

solidaire

La presse rapporte qu’une enseignante de Bezons, Marjorie Noël, conseillère municipale, membre du parti communiste, aurait reçu des menaces sur les réseaux sociaux, en raison de ses prises de positions sur l’assassinat d’un enseignant par un intégriste religieux.

Voici le message de soutien que je lui ai envoyé :

Bonsoir Marjorie,

je viens d’apprendre les menaces dont tu as été l’objet. 

Je tiens à t’assurer de mon soutien et de celui de mes camarades.

La période dans laquelle nous entrons est lourde de dangers et de menaces. 

Je suis convaincu que la solidarité de tous ceux à qui le progrès social tient à cœur sera déterminante pour affronter les épreuves qui nous attendent.

Amicalement

MC


Un hommage à l’homme, à l’enseignant, au père de famille.

Ce lundi, la totalité des lycéens et des enseignants du Lycée de Bezons ont respecté une minute de silence en hommage à Samuel Paty, enseignant assassiné le 16 octobre 2020, par le geste fou d’un jeune de 18 ans qui avait décidé de tuer celui qui exprimait une opinion différente de la sienne. Ce fut aussi le cas dans tous les établissements scolaires de la ville et du pays.
Quelque soit l’opinion des uns et des autres, personne ne peut accepter que l’on tue pour un dessin.
Mais nous ne pouvons pas non plus ignorer les tentatives de récupération opérées par le gouvernement et les forces politiques de droite et d’extrême droite. Il y a une menace des intégristes mais il y a aussi une menace du côté de nationalistes et des racistes qui voudraient passer à l’acte contre des étrangers ou des militants de gauche, coupables de n’être pas racistes comme eux.
Ce qui est sûr : c’est que tout ceux qui ont rendu hommage à l’homme, l’enseignant, le père de famille ne se retrouvent pas dans ce qui motive tous ceux qui mettent de l’huile sur le feu.
 

Trump ou Biden, c'est Wall Street qui gagne (éditorial des bulletins d'entreprise lo)


    Nous connaîtrons bientôt les résultats de l'élection présidentielle américaine.
    Trump, ce magnat de l'immobilier et vedette de la téléréalité, s'est comporté pendant quatre ans comme le défenseur le plus zélé de la classe capitaliste. Il a baissé les impôts des plus riches et, sous couvert de protectionnisme, a multiplié les cadeaux aux Tesla, Amazon et autres Google. Depuis le Covid, l'État a pratiqué guichet ouvert pour les firmes en difficulté. Wall Street a retrouvé ses niveaux de février, alors que toute une partie de la population s'enfonce dans le chômage, la pauvreté et dépend de l'aide alimentaire.
    Les États-Unis sont le pays le plus puissant au monde, le symbole même du capitalisme moderne. C'est un des berceaux des recherches médicales et des technologies les plus avancées, des laboratoires les plus novateurs et des universités les plus renommées. Pourtant, l'espérance de vie y recule. C'est le tribut payé par la population aux profits des assureurs privés et de l'industrie médicale et pharmaceutique. Trump a minimisé la gravité du virus, s'opposant à tout confinement et allant jusqu'à conseiller l'eau de Javel pour se protéger ! Résultat : les États-Unis sont le pays qui compte le plus de victimes de la pandémie. À New York, on a même enterré les morts dans des fosses communes. Les ouvriers des abattoirs ou de l'agriculture, les travailleurs de la santé et des transports, les auxiliaires de vie, les Noirs, les Hispaniques, les migrants, les pauvres, bref, le gros de la classe ouvrière, ont été particulièrement frappés.
    Trump a exacerbé la haine raciale, les préjugés crasses, les idées réactionnaires. Contre les manifestants antiracistes, il a appelé à l'usage de la force. Contre les femmes qui veulent disposer librement de leur corps, ce misogyne a nommé des juges susceptibles de remettre en cause le droit à l'avortement.
    Cependant, si son concurrent Joe Biden sort vainqueur du scrutin, les choses ne changeront pas pour les travailleurs du pays, ni pour tous ceux qui, à travers le monde, subissent la domination de l'impérialisme américain. Biden a derrière lui un demi-siècle de services bons et loyaux envers le Big Business, comme sénateur puis vice-président d'Obama. Il n'est pas étonnant qu'il devance même Trump pour les dons faits à sa campagne par les grands capitalistes. Biden sera peut-être moins grossier et stupide, mais il défendra tout autant les plus riches contre les plus pauvres.
    Ce scrutin se déroule dans un climat tendu. Après le meurtre de George Floyd par un policier à Minneapolis en mai dernier, des millions d'Américains se sont mobilisés contre le racisme et les violences policières qui gangrènent le pays depuis qu'il s'est construit sur les violences de l'esclavage et de la ségrégation. Cette mobilisation est salutaire. Mais des milices d'extrême droite se sont aussi manifestées, encouragées par Trump. Elles n'avaient sans doute jamais disparu, mais récemment un milicien a tué plusieurs manifestants antiracistes, d'autres ont voulu kidnapper une gouverneure, d'autres encore ont paradé en armes. Si Trump perd, ces suprémacistes blancs pourraient chercher à se venger, par exemple sur les Noirs, comme au sale temps de la ségrégation. Et quelle que soit l'issue du scrutin, ils représentent un danger pour la classe ouvrière.
    Les États-Unis sont un miroir de notre monde. La crise qui y sévit frappe aussi les travailleurs ici. Ici aussi, la détresse sociale produit ses relents obscurantistes, xénophobes et racistes, et son cortège de violences. En France même, des politiciens attisent la xénophobie, la haine des étrangers ou des musulmans. En France même, des militants d'extrême droite, comme ceux qui ont paradé à Nice la semaine dernière après l'atroce attentat dans une église, attendent leur heure. Ce qui se joue là-bas, entre Trump et Biden, se joue aussi ici.
    Par le passé, la jeunesse et les travailleurs des États-Unis ont pu être un phare, comme dans les années 1960, avec la contestation de la guerre du Vietnam et la révolte des Noirs, qui inspirèrent des luttes dans le monde entier. Alors, quelle que soit l'issue du scrutin, espérons que les travailleurs de la première puissance mondiale ne se laissent pas enfoncer dans la crise, la misère et les divisions. Espérons qu'ils retrouvent le chemin de la lutte de classe, contre les capitalistes américains et leurs serviteurs à la Trump et à la Biden.

lundi 2 novembre 2020

État islamique et extrême droite européenne : deux bouts du même bâton !

Un jeune islamiste a tué trois personnes dans une église de Nice. Cet acte barbare, qui vient à la suite de l’assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, illustre le fait que les organisations terroristes, comme Daesh ou d’autres, veulent instaurer la peur et contraindre ainsi tous les hommes et les femmes habitant ou issus des pays dits musulmans à se ranger derrière eux.

Le gouvernement en France a aussitôt multiplié les déclarations de fermeté contre ce courant réactionnaire, durcissant du coup sa campagne anti-immigrée, aggravant encore les réactions racistes qui, de la droite extrême à l’extrême droite, s’en trouvent confortées. D’ailleurs, le même jour un individu se réclamant visiblement de Génération Identitaire, a été abattu par la police à Avignon après avoir menacé des maghrébins dans la rue avec une arme de poing.

Face à la barbarie islamiste, face aux politiques racistes, qui se développent et menacent ici, en France et dans les pays de l’Europe de l’ouest, la voie à suivre pour les travailleurs, quelle que soit leur origine, leur couleur de peau, c’est la solidarité de classe, pour combattre leurs exploiteurs communs.

 

vendredi 23 octobre 2020

Contrôler les milliardaires, pas les chômeurs!

Le journal le Parisien du 95 de ce jour, rapporte des décisions du Conseil Général du 95, sous le titre :"Mobilisation générale pour freiner la hausse des bénéficiaires du RSA".

C'est une des conséquences des nombreuses suppressions d'emplois, le nombre de chômeurs explose et avec lui, celui de ceux qui n'ont plus aucun revenu.

Dans tout le pays, les demandes de RSA ont fortement augmenté. Dans le département, cette hausse est de près de 6%. Elle vont sûrement augmenter davantage dans les mois qui viennent. Des estimations prévoient une hausse de 15% sur l'ensemble de l'année. 

Mais pour y faire face, le conseil départemental du 95, qui n'a bien sûr par des moyens illimités, prévoit une hausse de son budget dédié à l'insertion de 20,7 millions d'euros sur un budget de 233 millions d'euros, soit moins de 8%. Pas besoin d'être fort en math pour comprendre qu'il n'y a pas le compte. D'autant que ce budget, comprend, entre autre, l'embauche... de contrôleurs, pour augmenter les contrôles contre les allocataires. Concrètement,  alors que trouver du boulot sera bien plus difficile, certains se verront soumis à des conditions d'accès au RSA plus difficiles aussi. Aucune chance de gagner la guerre  contre la misère avec cette "mobilisation générale" là.

Vivre du RSA n'est l'objectif de personne ! Par contre vivre dignement de son salaire est ce qu'il nous faut à tous ! 

Le gouvernement accorde des centaines de milliards d'euros d'aide, pour la prétendue "relance" à des entreprises qui licencient alors qu'elles ont accumulé des profits pendant des années et se réorganisent pour continuer.

C'est du côté des fortunes des Mulliez, des Dassault, des PPG et de bien d'autres licencieurs qu'il faut multiplier les contrôles. Nous aurions la preuve que l'argent existe pour payer les salaires des emplois à maintenir.


Déclaration de la FCPE95 lors du rassemblement le lundi 19 octobre sur le parvis de la préfecture de Cergy

Voici une déclaration plus précise,  plus riche, et plus porteuse d'avenir  que bien des de déclarations stupides et bien souvent racistes, de journalistes ou de politiciens qui surfent sur l'assassinat monstrueux de ce week-end.

Les parents d’élèves et militants de la fcpe sont extrêmement choqués par le meurtre de M. Paty, professeur d’Histoire dans un collège de Conflans. Nous sommes stupéfiés, révoltés, en colère, il n’y a pas de mot pour caractériser ce crime. 

 Nous le sommes d’autant plus que certains parmi nous suivent cette histoire depuis deux semaines. Nous avons vu la haine et les menaces monter. Quand nous avons découvert le «cv» de l’individu qui est venu dans le bureau de la principale du collège, nous avons été horrifiés par le torrent de mensonges que cet individu propageait sur internet.

 La seule réponse des autorités, avant le meurtre, a été de demander aux enseignants de ce collège de se taire. Il parait que la police surveillait l’établissement depuis 10 jours, avec l’efficacité que l’on constate. Aujourd’hui, des politiques se répandent dans les médias, certains pour dire qu’ils vont faire quelque chose, d’autre pour alimenter la haine. Mais la réalité est que depuis des années, les uns et les autres se sont mis d’accord pour mettre l’éducation publique à la portion congrue. 

Les moyens humains sont, dans ce collège comme dans les autres, réduits année après année. Alors que la crise économique répand la misère matérielle et morale, que la société devient de plus en plus dure, que la violence monte, y compris parfois entre parents et enseignants, il faudrait plus d’adultes dans les établissements, plus de personnels enseignants, de surveillants, dinfirmières, dagents techniques. Mais c’est l’inverse qui est organisé. La réalité est que l’école publique est progressivement abandonnée par l’Etat. 

Les équipes sur le terrain font de leur mieux avec ce qui leur est donné, et je veux saluer ici le dévouement des uns et des autres, mais on ne peut plus simplement compter sur ce dévouement. Face à la situation de plus en plus catastrophique de l’école publique, face à l’institution qui ne sait que mettre un couvercle sur les problèmes, face à la dureté de la société qui ne reste pas à la porte de l’école mais y entre brutalement, il faut réagir, collectivement, massivement

 Il y a un autre point que je souhaite souligner ici, et que peu ont remarqué: l’assassin avait 18 ans. Celui qui a tenté d’assassiner des journalistes il y a quelques jours avait aussi 18 ans, de même les terroristes du Bataclan étaient de jeunes hommes. Mais comment a-t-on pu en arriver là? Comment des jeunes peuvent-ils aujourd’hui commettre de tels actes? La jeunesse n’a pas besoin qu’on lui explique que la société actuelle est dure, injuste, en particulier contre elle. Elle le sent, elle le voit, elle le vit. Mais depuis des décennies, la société transmet aux jeunes les valeurs de l’individualisme, de la démerde pour s’en sortir, quitte à écraser les autres. Le fanatisme religieux n’est qu’une expression de cet individualisme.

 Notre responsabilité d’adulte, de militant, de parent, est de remettre en avant les valeurs collectives, de dire pourquoi la société est telle qu’elle est, que rien n’est figé, que la société sera ce que collectivement nous en ferons. La jeunesse, dans l’histoire, a souvent été à la pointe des combats pour un monde plus juste. Elle a de l’énergie, de l’enthousiasme. Le meilleur hommage que nous pouvons faire au professeur d’histoire assassiné est d’ouvrir les livres d’histoire, pour comprendre notre monde, de regarder comment certains se sont mobilisés pour le changer ou tenter de le changer en mieux. Et d’en discuter, dès ce soir, avec les jeunes que nous côtoyons.

lundi 19 octobre 2020

Après l'attentat de Conflans : ne pas se laisser diviser entre travailleurs !

 

L’assassinat d’un professeur de collège à Conflans-Sainte-Honorine, décapité pour avoir montré des caricatures de Charlie Hebdo, nous plonge une fois de plus dans l’horreur. Une horreur et un dégoût redoublés par le fait que ces actes ignobles sont toujours utilisés par les racistes, les réactionnaires et les anti-immigrés avec, pour résultat, de diviser le monde ouvrier.

L’acte est effroyable. Tout aussi glaçant est le processus qui a conduit et armé la main de ce jeune de 18 ans, d’origine tchétchène. Son passage à l’acte a, en effet, suivi une campagne d’agitation et de manipulation, orchestrée par la mouvance de l’islamisme intégriste. Celle-ci a voué le professeur à la vindicte publique, en faisant passer un cours sur la liberté d’expression pour du racisme et de l’islamophobie.

Ces agitateurs intégristes prétendent parler au nom des musulmans qui peuvent, à juste titre, se sentir stigmatisés et rejetés. Mais ils ne visent qu’une chose : imposer leur ordre moral à tous, à commencer par les musulmans.

Ils ne s’en prennent pas seulement à ce qui est enseigné à l’école. Ils veulent aussi régir la vie des musulmans et menacent qui ne suit pas le ramadan comme ils le voudraient ou qui boit de l’alcool. Ils font pression sur les musulmanes qui ne se conforment pas à leurs règles. Demain, s’ils s’enhardissent, ils s’opposeront à ceux qui écoutent de la musique ou jouent au foot. C’est ce qu’ils font dans certains pays où ils sont au pouvoir. C’est ce que l’on a vu dans les régions dominées par Daech.

La dictature qu’ils préparent pèsera avant tout sur les classes populaires. Comme le monde occidental a ses fascistes d’extrême droite, le monde musulman a les siens. Quand l’extrême droite identitaire utilise la peur de l’étranger, les islamistes se servent de la religion pour dominer ce qu’ils considèrent être leur communauté.

Les deux s'alimentent mutuellement, les deux sont des ennemis mortels des travailleurs. Et les deux sont prêts à creuser un fossé de sang et à s’imposer par la terreur. On l’a vu en Europe dans les années 1930 avec Hitler, en Algérie pendant la décennie noire des années 1990 et, récemment, en Syrie et en Irak avec Daech.

Qu’ils viennent des rangs de l’extrême droite ou des intégristes, ceux qui prétendent limiter les libertés veulent faire de nous des moutons dociles, soumis à eux, mais aussi au patronat. Il ne s’agit pas seulement de discuter où se trouvent les limites de la liberté d’expression. Ce sont nos droits et nos intérêts de travailleurs qui sont menacés : la liberté de contester, de s’organiser, de revendiquer et de faire grève.

Alors, les travailleurs doivent combattre ces deux ennemis en faisant bloc en tant que prolétaires, en s’appuyant sur leurs intérêts communs d’exploités et sur les combats qu’ils ont à mener ensemble, jour après jour.

Comme tous les autres dirigeants politiques, Macron a appelé à l’unité nationale et au respect de la République. Mais derrière ces prétendues valeurs républicaines, il y a un ordre social contraire aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

La société ne se délite pas seulement sous les coups de boutoir de militants réactionnaires. Ces derniers ne font qu’exploiter politiquement le désarroi et l’abandon dans lesquels la crise, le chômage de masse et la misère plongent des millions de femmes et d’hommes. Les frustrations et la haine qui en découlent renouvellent en permanence le terreau de l’intolérance, de l’individualisme et de la violence, surtout dans les périodes de crise.

L’ordre social capitaliste et, plus encore, la crise créent les éléments d’un engrenage mortel. Et la politique gouvernementale, systématiquement favorable aux plus riches et à la bourgeoisie contre les travailleurs, ne fait qu’accélérer le mécanisme.

Car, que va-t-il se passer demain ? À cause de crapules fanatisées ou embrigadées par les filières terroristes, combien y aura-t-il de contrôles au faciès, de jeunes de banlieue confrontés au racisme et à la suspicion généralisée ? À cause de terroristes sous statut de réfugiés, combien de migrants fuyant les guerres et les persécutions seront rejetés ? Seuls les travailleurs, unis par-delà les différences d'origine, de nationalité et de religion, peuvent casser cet engrenage.

La conscience de pouvoir et de devoir, ensemble, changer la société doit guider les travailleurs, car le fanatisme religieux, le fondamentalisme, la terreur fasciste, sortent malheureusement, comme des bêtes immondes, du ventre de notre société. Pour mettre fin à des actes barbares tels que le meurtre de Conflans, c’est la société elle-même qu’il nous faudra transformer.

Après l’ignoble, le nauséabond

 

L’attentat révoltant commis contre Samuel Paty, cet enseignant décapité pour avoir voulu enseigner la liberté de penser et de réfléchir à ses élèves, n’a pas manqué d’enclencher une avalanche de réactions nauséabondes et imbéciles.

La droite et l’extrême droite en ont profité pour relancer une croisade anti musulmans et xénophobe, comme Retailleau, porte-parole des Républicains, qui déclare que ce qu’il faut, ce sont « des armes et non des larmes (…) des armes pour expulser immédiatement (…) »

Cette surenchère démagogique dans laquelle le gouvernement n’est pas en reste, pour faire un amalgame entre les intégristes fanatiques et les  musulmans, ne vise qu’à nous diviser, pauvres et exploités, plus encore dans cette période où la crise de l’économie fait exploser le nombre de chômeurs et où les attaques des patrons s’accentuent. Refusons de tomber dans ce piège gossier.

samedi 17 octobre 2020

Aujourd’hui c’est l’anniversaire du 17 octobre 1961. On n’oublie pas.

Manifestation du 17 octobre 1961 dans les rues de Paris

Ce jour là, une manifestation de milliers d’Algériens à Paris a été sauvagement réprimée par le gouvernement d’alors. La police a tué des dizaines, peut-être des centaines de personnes et arrêté des milliers d’autres manifestants.

Le gouvernement Français conscient qu’il n’aurait pas d’autres choix que d’accorder l’indépendance aux algériens, ce qu’il fera quelques mois plus tard, après 8 ans d’une guerre sanglante, a fait le choix d’un massacre pour peser sur les négociations en cours.

Cela en dit long sur le prix d’une vie pour un gouvernement républicain.