vendredi 22 juin 2018


Je n’avais pas mis en ligne les interventions Lutte Ouvrière du dernier conseil municipal d’avril 2018. C’est un oubli Je m’en excuse.
Les voilà. 


Le prochain conseil Municipal se tiendra le mercredi 27 juin à 21h en Mairie.

Sur le budget 2018


La presse nous rebat les oreilles avec des titres sur le prétendu « retour de la croissance », « la reprise » ou « l’embellie », pourtant les difficultés des classes populaires sont loin d’être « belles à voir ». Et encore une fois le budget de la ville est un budget marqué par la crise.
Les seuls à pouvoir se réjouir de la situation que nous connaissons sont les classes riches et les actionnaires des multinationales. Pour eux, les revenus augmentent, et je sais que nous avons tous en tête ce chiffre : 93 milliards de bénéfice en une années pour les plus grosses sociétés du pays qui prévoient de verser 47 milliards de dividendes à leurs actionnaires.
Les classes riches gagnent davantage et elles paient moins d’impôts, moins d’impôts sur la fortune, moins d’impôts sur les sociétés.
Elles profitent surtout de cadeaux généreux de l’État qui leur a quasiment donné les clés du coffre en leur disant : « servez vous ». Crédit d’impôt recherche, crédit d’impôt emploi subventions en tous genre. Et l’ouverture à la concurrence de la SNCF n’est qu’un des multiples cadeaux de l’État aux plus riches : confier à des actionnaires privés des affaires qui rapportent financées par la collectivité. Tout ce qui rapporte finit progressivement dans les poches des actionnaires et la facture de ce qui coûte reste dans les mains de la collectivité, dont la nôtre.
L’État vide les caisses pour servir les financiers et nous explique qu’il n’a plus rien pour faire fonctionner les services rendus à la population en lui imposant de faire avec.
Et voilà le budget proposé par la municipalité tente de faire le mieux possible avec toujours moins.

Le rapport précise que l’augmentation des bases compense à peine la baisse de dotation.  D’ici 2020, il y aura des milliers de logements en plus sur la ville et donc autant de familles en plus qui auront besoin, comme tout le monde, de crèches, d’écoles, de centres de loisir, d’équipements sportifs, de transport et d’une manière générale d’équipements.
Alors que va-t-il se passer à l’avenir, alors que l’État a déjà annoncé sa décision de ne pas augmenter les dotations mais au contraire de les baisser et de se désengager de certains services publics destinés à la population laborieuse ? En clair l’État nous dit entassez-vous, serrez vos gosses, dans les écoles, sur les stades, laissez vos anciens.
je voterai contre ce budget, c’est une façon de dire que ce n’est plus possible de supporter l’égoïsme et la rapacité des classes riches.

Sur le Projet Régional de Santé


Le schéma régional de santé affiche de belles intentions mais en dit peu sur les moyens. On sait tous que trop souvent ce n'est pas la "pertinence" des soins mais bien le manque de personnel de santé qui empêche de bien se soigner.
Je n'ai évidemment pas les moyens de juger des qualités et des défauts du rapport de l'ARS qui nous est présenté. D'autant qu'il y a souvent de la marge entre ce qui est écrit et ce qui existe. De la même façon vous avez sans doute vu ces aides soignantes du CHU de Rouen, qui ont refusé de participer à l'opération de communication du président. Elles lui ont dit leur exaspération et ce qu'elles pensaient de ce décalage entre les discours mielleux et la dégradation continue des conditions d'accueil et de soins.
Je me sens entièrement solidaire d'elles d'autant que je crois pas que cela soit un problème particulier à Rouen.

Et puisque j’ai la parole j’en profite pour m’exprimer sur la motion présentée au point suivant.
Je partage « le cri de colère » exprimé par cette motion contre la casse des services de soins. Et même si j’ai des doutes sur les solutions proposées par cette motion qui supposeraient d’avoir un gouvernement soucieux de la santé des travailleurs, et de ce point de vue, autant demander « du lait à un bouc  ».
En tous cas il ne fait aucun doute que pour avoir le droit de se soigner correctement les travailleurs ont à se mobiliser pour combattre les appétits des financiers.
Je m’abstiens sur les commentaires du schéma régional de santé et je vote pour la motion.

fixation du nombre de représentants du personnel au sein du CT et du CHSCT


Le conseil peut choisir entre 5 et 8 représentants pour la comité technique et entre 3 et 10 pour le CHSCT.
Les organisations syndicales demandent à ce que la municipalité choisisse 8 représentants pour le comité technique et 10 pour le chsct.
Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas être d’accord avec eux. Les délégués du personnels sont un outil pour permettre aux salariés de faire respecter leurs droits. Plus ils sont nombreux, plus cela veut dire qu’il  y a des salariés qui se préoccupent des droits et des conditions de travail des salariés.
Dans le privé, entre les différents changements de loi, le nombre de délégués du personnel va être réduit d'un tiers. Ce n’est évidemment pas pour permettre aux travailleurs de mieux se défendre.
Nous ne sommes pas obligés de suivre cette mode. Répondre positivement à la demande des syndicats est une façon simple d’affirmer notre désaccord avec le gouvernement, désaccord que j’imagine la majorité partage

mardi 10 avril 2018

Venez discuter

Nous assurerons une présence en centre de ville, rue Édouard Vaillant, afin de diffuser un tract et de discuter de la situation, le samedi 14 mars de 10h15 à 12h15.
Prochain Conseil Municipal
Mercredi 11 avril
21h en Mairie
Séance publique.

Une victoire des cheminots serait une victoire pour tous les travailleurs (éditorial des bulletins LO)


Macron avait déclaré, le 15 mars, face à la manifestation des retraités et des personnels des Ehpad : « Je ne sens pas de colère dans le pays ». Eh bien maintenant, il ne peut plus l’ignorer !
La colère, il l’a sentie à l’hôpital de Rouen, où il a été interpellé par des aides-soignantes sur le manque de moyens, la fermeture de lits et de services. Il la voit à l’université, où les assemblées générales rassemblent de plus en plus d’étudiants et d’enseignants contre une sélection qui exclura des facultés les jeunes des milieux les plus populaires. Il sait que nombre d’écoles, de collèges et de lycées sont en ébullition, du fait, là encore, du manque de personnel.(cliquer pour le suite)