vendredi 5 juillet 2019

Mercredi 26 juin se tenait un Conseil Municipal.



Les articles qui suivent rapportent les interventions 

Lutte Ouvrière lors de ce conseil.


La municipalité a présenté deux motions au début de

 ce conseil. 

J’ai voté pour. Je m’en suis expliqué.

Une motion contre la loi Blanquer dite "l’école de la confiance".



Les mobilisations de parents et d’enseignants de ce printemps ont contraint le gouvernement a un recul sur l’article des regroupement collèges-écoles. C’est un résultat modeste qui ne répond pas aux exigences des parents et des enseignants mais c’est malgré tout un recul.

Les parents et les enseignants s’attaquent à un des objectifs auquel le gouvernement tient : supprimer 120 000 postes dans la fonction publique ; faire des économies sur le dos de la population et des travailleurs des services publics pour satisfaire les demandes de la bourgeoisie. Tous ceux qui luttent contre cela ont bien raison.
j’approuve cette motion parce qu’elle marque la solidarité de la municipalité avec ceux qui défendent les conditions d’enseignement des enfants et celles des enseignants. 
Les mobilisations des enseignants et des parents si, elles n’ont pas réussi à faire reculer Blanquer, ont permis de créer des liens, des réseaux ;  ici, sur le bassin d’Argenteuil-Bezons, comme dans bien des endroits. Elles ont fait redécouvrir la nécessité de s’organiser, de discuter de convaincre de s’adresser à la population. Elles ont permis de toucher du doigt et de ressentir la force que peuvent représenter les travailleurs lorsqu’ils se mobilisent. Cela peut-être très utile pour la mobilisation, la plus large possible des travailleurs dont nous avons besoin pour nous défendre. Et pour véritablement l’emporter il faudra que le monde du travail conteste l’organisation sociale de cette société. 

Et J'ai profité de cette délibération pour  reposer la question que j'avais posé lors du dernier conseil municipal du mois d’avril, sur l’estimation du coût que représentera pour la ville le soutien obligatoire à la maternelle privée. La Mairie ne le sait pas.

Ce gouvernement attaque l’éducation de la maternelle à l’université.


Pour ne pas créer les classes et ne pas embaucher le personnel en nombre suffisant afin de permettre l’accueil et la formation dans les meilleures conditions, Le gouvernement multiplie les pirouettes, en faisant croire qu’il suffirait de réorganiser le fonctionnement des établissements scolaires. Comme si, travailler autrement permettrait de palier aux manques d’effectif. C’est le but des réformes du bac, de la voie professionnelle, de parcours-sup, des réformes des écoles. Et par exemple : dans le Val d’Oise, maintenant, quand un nouveau collège ouvre, cela se fait avec le même nombre de postes de surveillants d’assistantes ou assistants sociaux, que ce qui existe déjà. Ce qui veut dire automatiquement prendre aux autres. Ainsi, il est annoncé un poste de surveillant en moins sur le lycée pour l'année prochaine. De nouveaux diplômes viennent remplacer des BTS, qui sous prétexte d’être plus qualifiants, regroupent plus d’élèves mais sans prof supplémentaire. Dans les lycées pros, le gouvernement décide qu’il y a trop de math, trop de français, d’histoire ou de langues. Et abracadabra, les magiciens du ministère inventent de nouvelles disciplines, comme le travail en "autonomie", des plages horaires pendant lesquelles les élèves n’ont pas de prof.

Le gouvernement organise la pénurie dans les établissements scolaires, comme dans le reste des services publics alors qu’il se montre toujours plus généreux pour soutenir et financer les entreprises privées et surtout leurs propriétaires.