mardi 28 juin 2022

LUTTE OUVRIERE BEZONS ZI 27 JUIN 2022

 

Zone de Texte: Imp.spé.LO


Contre cette sociÉtÉ de plus en plus folle, votez Lutte ouvriÈre !


Supporters bloqués pendant des heures, aspergés de gaz lacrymogènes et molestés par la police… la finale de la Ligue des Champions a tourné au fiasco. Et encore heureux, on ne compte pas de mort ! Après avoir accusé, à tort, les supporteurs de Liverpool, les responsables se renvoient la balle. Et derrière qui se cachera encore le gouvernement ?

Macron est toujours prêt à se mettre en avant. Quand il a fallu trouver un point de chute pour cette finale, initialement prévue en Russie, il a fait valoir le « savoir-faire français » dans l’organisation de ces grands évènements. Mais en voilà le résultat !

Et à ce « savoir-faire français » s’ajoute maintenant la marque de Lallement, le préfet de police de Paris, l’agité de la matraque, l’accro au gaz lacrymo. Ce dernier a cru pouvoir régler les problèmes comme il l’a fait avec les gilets jaunes ou les jeunes des banlieues : en tapant dans le tas.

Une fois de plus, le gouvernement s’est montré totalement dépassé par la situation. En fait, il est dépassé dans tous les domaines : par la crise des hôpitaux, par le manque de personnel dans l’Éducation nationale, par la flambée des prix. Il est dépassé par la crise économique et le délitement de la société qui en résulte.

Tout le système marche sur la tête. Il n’y a plus d’argent pour assurer un fonctionnement à peu près normal de la vie sociale. Il n’y a plus d’argent pour payer des salaires dignes au personnel des hôpitaux ou pour faire fonctionner les collectivités locales. Mais il y a des milliards qui s’accumulent du côté de la bourgeoisie.

Cette abondance alimente la spéculation et fait exploser tous les prix : les prix des footballeurs, les prix de l’immobilier, et avec la guerre en Ukraine et les menaces de sanctions et de pénuries, le prix de toutes les matières premières, du pétrole au blé. 

La société craque par tous les bouts. Il y a une façon de la remettre sur ses pieds, c’est que les travailleurs se battent pour que les richesses créées reviennent à la classe productive.

Les milliards réalisés doivent servir à augmenter les salaires, à embaucher dans le privé et dans le public, dans les hôpitaux, les écoles, les transports. Ils doivent servir au paiement des retraites et à financer les études de la jeunesse. Ils doivent permettre l’épanouissement des classes populaires en rendant la culture, le sport et les loisirs accessibles à tous.

Que ce soit pour nos affaires quotidiennes ou pour la marche du monde, les dirigeants nous mènent à la catastrophe. Alors, le monde du travail doit retrouver la volonté d’agir par lui-même. Il doit renouer avec ce qui fait sa force : les luttes collectives. Il n’y a rien à attendre d’en haut, des institutions, c’est à nous de nous organiser et de nous battre pour nous faire respecter, mais aussi pour changer toute la société.

C’est pour affirmer cela que Lutte ouvrière présente des candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives.

Ils sont à l’image du monde du travail : la plupart sont en activité, d’autres au chômage ou n’ont que des emplois précaires. D’autres sont à la retraite ou encore étudiants.

Il y a tous les statuts, des salariés du privé, des fonctionnaires, des indépendants aussi. Ils sont ouvriers, facteurs, aides à domicile, conducteurs de bus, infirmières, caristes, techniciens maintenance, employés, enseignants, mécanos, chauffeur de taxi, informaticiens free-lance... À l’image des classes populaires, ils ont souvent des origines des quatre coins du monde.

Aucun n’est politicien professionnel. Aucun ne vendra ses convictions ou sa révolte contre le système capitaliste pour faire carrière. Ils partagent les préoccupations des familles populaires, leurs galères quotidiennes. S’ils étaient élus, ils représenteraient infiniment mieux la population laborieuse que les beaux parleurs, issus, dans leur écrasante majorité, des milieux privilégiés, quand ils ne sont pas politiciens de père en fils ou en fille. 

Les candidats de gauche, de droite ou d’extrême droite rivalisent pour gérer le capitalisme alors même que ce système nous condamne à l’exploitation, aux inégalités, aux crises et à la guerre. Voter pour les candidats de Lutte ouvrière, c’est affirmer que ce système est à renverser. 

C’est aussi rejeter le racisme et le nationalisme, toutes ces idéologies qui dressent les travailleurs les uns contre les autres. Et c’est affirmer que les travailleurs, qui font tourner la société, sont capables de la diriger bien mieux que la grande bourgeoisie aveuglée par sa course au profit ! Le 12 juin, soyons nombreux à voter pour les candidats de Lutte ouvrière !                                                         

                                                            Nathalie Arthaud



PPG : PSE annulé

Une fois l’usine PPG de Bezons fermée et démontée, les juges de la cour d’appel de Versailles ont annulé le « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » qui ne sauve aucun emploi de PPG.

Nous, on savait depuis longtemps que la fermeture était inacceptable. Ils nous donnent raison.

Amiante on veut savoir

Il y a beaucoup d’amiante dans l’usine PPG de Bezons. Le démantèlement secoue forcément les poussières. Que se passe-t-il pour les riverains et les salariés des usines mitoyennes, comme Tencate ?

c’est pas réglé

Chez Yvel, il y a peu, un des régleurs s’en est pris avec véhémence, à une ouvrière déléguée, proférant des insultes et des menaces. Il est connu pour ses manières, en particulier contre les intérimaires. La direction ferme les yeux du moment que la production sort. Mais cette fois, il a été trop loin.

Homme de main, pratiques d’hier, ça suffit.

Change de disque

Au conditionnement de chez Alés, pour emballer des crèmes de jour, la direction n’a qu’un refrain : « un pot toutes les trois secondes ».

Ni le rythme, ni les paroles ne vont faire de cette rengaine un tube.

Vacances forcées ?

La direction d’Alès annonce que l’usine ne fermera pas en août et qu’elle veut limiter les congés pour ce mois.

Si c’est pour nous faire danser sur son tube de l’été, ça ne fait pas rêver.

Un Perrier citron svp

Il y a quelques jours, une panne sur le réseau info a bloqué certains services. Les salariés concernés auraient pu rester chez eux en télétravail mais la direction a insisté pour les faire venir.

Elle préfère nous voir buller, c’est noté.

loupé

La direction de Tencate claironne qu’avec le nouveau logiciel : « fini les erreurs ». Pour avril, c’est loupé le nouveau logiciel a encore laissé passer des salaires incomplets.

La direction a du mal à laisser sortir les sous mais nous on en a ras le bol des salaires au rabais.

La solidarité a bon dos

Pas de jour férié, ni encore moins de ponts, la semaine dernière chez Elis. La direction l’a récupéré au prétexte de la solidarité avec les anciens.

Non seulement, les anciens ne voient pas la couleur de cette prétendue solidarité, mais en plus les scandales dans les Ehpad ont montré comment les actionnaires s’engraissent sur leur dos.

Le marché s’envole

Le 23 mai s’est ouvert à Genève le salon mondial de l’aviation d’affaires. Les opérateurs, comme Vista ou Flexjet, et les producteurs, comme Dassault ou Textron, ont le sourire aux lèvres car l’utilisation et les ventes de jets privés sont en plein essor.

Les champions de la lacrymo

Depuis la finale de la Ligue des champions samedi soir à Paris, où des milliers de supporters sont restés bloqués pendant des heures, aspergés de gaz lacrymogène et chargés par la police, le gouvernement accuse les fans de Liverpool et les jeunes des quartiers proches du Stade de France.

L’organisation était sûrement calamiteuse. Mais la police a fait ce à quoi le ministère de l’intérieur la dresse depuis des années : cogner, et refaire ensuite l’histoire pour couvrir ses agissements.

Cette fois, les exploits de la police française ont eu l’honneur des écrans du monde entier.

Hyène de classe

Éric Zemmour ose prétendre que la cause du chaos en marge de la finale de la Ligue des champions est le fait que le Stade de France se trouve en plein milieu de cités pauvres et immigrées. 

En charognard à l’affut pour étaler sa haine des étrangers et en fait sa haine des pauvres, Zemmour s’adresse à la France à laquelle il appartient et qu’il veut représenter : celle des riches du 16è arrondissement et de la Côte d’Azur où il est candidat aux élections législatives. La haine de classe à l’état brut.

Chômage : la catastrophe continue

En avril, le nombre de chômeurs de catégorie A est reparti à la hausse. 5,45 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, toutes catégories confondues.

Macron se vantait depuis des mois d’une prétendue baisse du chômage. Les faits sont têtus : le chômage de masse ne recule pas, alors que les cadences explosent et que les bras manquent dans les secteurs utiles comme les écoles et les hôpitaux. 

    Pour nous joindre : lutte.ouvriere.bezons@gmail.com

mardi 14 juin 2022

LUTTE OUVRIERE BEZONS ZI 13 JUIN 2022

Zone de Texte: Imp.spé.LO


Contre cette société de plus en plus folle, votez Lutte ouvrière !


Supporters bloqués pendant des heures, aspergés de gaz lacrymogènes et molestés par la police… la finale de la Ligue des Champions a tourné au fiasco. Et encore heureux, on ne compte pas de mort ! Après avoir accusé, à tort, les supporteurs de Liverpool, les responsables se renvoient la balle. Et derrière qui se cachera encore le gouvernement ?

Macron est toujours prêt à se mettre en avant. Quand il a fallu trouver un point de chute pour cette finale, initialement prévue en Russie, il a fait valoir le « savoir-faire français » dans l’organisation de ces grands évènements. Mais en voilà le résultat !

Et à ce « savoir-faire français » s’ajoute maintenant la marque de Lallement, le préfet de police de Paris, l’agité de la matraque, l’accro au gaz lacrymo. Ce dernier a cru pouvoir régler les problèmes comme il l’a fait avec les gilets jaunes ou les jeunes des banlieues : en tapant dans le tas.

Une fois de plus, le gouvernement s’est montré totalement dépassé par la situation. En fait, il est dépassé dans tous les domaines : par la crise des hôpitaux, par le manque de personnel dans l’Éducation nationale, par la flambée des prix. Il est dépassé par la crise économique et le délitement de la société qui en résulte.

Tout le système marche sur la tête. Il n’y a plus d’argent pour assurer un fonctionnement à peu près normal de la vie sociale. Il n’y a plus d’argent pour payer des salaires dignes au personnel des hôpitaux ou pour faire fonctionner les collectivités locales. Mais il y a des milliards qui s’accumulent du côté de la bourgeoisie.

Cette abondance alimente la spéculation et fait exploser tous les prix : les prix des footballeurs, les prix de l’immobilier, et avec la guerre en Ukraine et les menaces de sanctions et de pénuries, le prix de toutes les matières premières, du pétrole au blé. 

La société craque par tous les bouts. Il y a une façon de la remettre sur ses pieds, c’est que les travailleurs se battent pour que les richesses créées reviennent à la classe productive.

Les milliards réalisés doivent servir à augmenter les salaires, à embaucher dans le privé et dans le public, dans les hôpitaux, les écoles, les transports. Ils doivent servir au paiement des retraites et à financer les études de la jeunesse. Ils doivent permettre l’épanouissement des classes populaires en rendant la culture, le sport et les loisirs accessibles à tous.

Que ce soit pour nos affaires quotidiennes ou pour la marche du monde, les dirigeants nous mènent à la catastrophe. Alors, le monde du travail doit retrouver la volonté d’agir par lui-même. Il doit renouer avec ce qui fait sa force : les luttes collectives. Il n’y a rien à attendre d’en haut, des institutions, c’est à nous de nous organiser et de nous battre pour nous faire respecter, mais aussi pour changer toute la société.

C’est pour affirmer cela que Lutte ouvrière présente des candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives.

Ils sont à l’image du monde du travail : la plupart sont en activité, d’autres au chômage ou n’ont que des emplois précaires. D’autres sont à la retraite ou encore étudiants.

Il y a tous les statuts, des salariés du privé, des fonctionnaires, des indépendants aussi. Ils sont ouvriers, facteurs, aides à domicile, conducteurs de bus, infirmières, caristes, techniciens maintenance, employés, enseignants, mécanos, chauffeur de taxi, informaticiens free-lance... À l’image des classes populaires, ils ont souvent des origines des quatre coins du monde.

Aucun n’est politicien professionnel. Aucun ne vendra ses convictions ou sa révolte contre le système capitaliste pour faire carrière. Ils partagent les préoccupations des familles populaires, leurs galères quotidiennes. S’ils étaient élus, ils représenteraient infiniment mieux la population laborieuse que les beaux parleurs, issus, dans leur écrasante majorité, des milieux privilégiés, quand ils ne sont pas politiciens de père en fils ou en fille. 

Les candidats de gauche, de droite ou d’extrême droite rivalisent pour gérer le capitalisme alors même que ce système nous condamne à l’exploitation, aux inégalités, aux crises et à la guerre. Voter pour les candidats de Lutte ouvrière, c’est affirmer que ce système est à renverser. 

C’est aussi rejeter le racisme et le nationalisme, toutes ces idéologies qui dressent les travailleurs les uns contre les autres. Et c’est affirmer que les travailleurs, qui font tourner la société, sont capables de la diriger bien mieux que la grande bourgeoisie aveuglée par sa course au profit ! Le 12 juin, soyons nombreux à voter pour les candidats de Lutte ouvrière !                                                         

                                                            Nathalie Arthaud

LUTTE OUVRIÈRE BEZONS Z.I. LE 13/06/2022

PPG : PSE annulé

Une fois l’usine PPG de Bezons fermée et démontée, les juges de la cour d’appel de Versailles ont annulé le « Plan de Sauvegarde de l’Emploi » qui ne sauve aucun emploi de PPG.

Nous, on savait depuis longtemps que la fermeture était inacceptable. Ils nous donnent raison.

Amiante on veut savoir

Il y a beaucoup d’amiante dans l’usine PPG de Bezons. Le démantèlement secoue forcément les poussières. Que se passe-t-il pour les riverains et les salariés des usines mitoyennes, comme Tencate ?

c’est pas réglé

Chez Yvel, il y a peu, un des régleurs s’en est pris avec véhémence, à une ouvrière déléguée, proférant des insultes et des menaces. Il est connu pour ses manières, en particulier contre les intérimaires. La direction ferme les yeux du moment que la production sort. Mais cette fois, il a été trop loin.

Homme de main, pratiques d’hier, ça suffit.

Change de disque

Au conditionnement de chez Alés, pour emballer des crèmes de jour, la direction n’a qu’un refrain : « un pot toutes les trois secondes ».

Ni le rythme, ni les paroles ne vont faire de cette rengaine un tube.

Vacances forcées ?

La direction d’Alès annonce que l’usine ne fermera pas en août et qu’elle veut limiter les congés pour ce mois.

Si c’est pour nous faire danser sur son tube de l’été, ça ne fait pas rêver.

Un Perrier citron svp

Il y a quelques jours, une panne sur le réseau info a bloqué certains services. Les salariés concernés auraient pu rester chez eux en télétravail mais la direction a insisté pour les faire venir.

Elle préfère nous voir buller, c’est noté.

Loupé

La direction de Tencate claironne qu’avec le nouveau logiciel : « fini les erreurs ». Pour avril, c’est loupé le nouveau logiciel a encore laissé passer des salaires incomplets.

La direction a du mal à laisser sortir les sous mais nous on en a ras le bol des salaires au rabais.

La solidarité a bon dos

Pas de jour férié, ni encore moins de ponts, la semaine dernière chez Elis. La direction l’a récupéré au prétexte de la solidarité avec les anciens.

Non seulement, les anciens ne voient pas la couleur de cette prétendue solidarité, mais en plus les scandales dans les Ehpad ont montré comment les actionnaires s’engraissent sur leur dos.

Le marché s’envole

Le 23 mai s’est ouvert à Genève le salon mondial de l’aviation d’affaires. Les opérateurs, comme Vista ou Flexjet, et les producteurs, comme Dassault ou Textron, ont le sourire aux lèvres car l’utilisation et les ventes de jets privés sont en plein essor.

Les champions de la lacrymo

Depuis la finale de la Ligue des champions samedi soir à Paris, où des milliers de supporters sont restés bloqués pendant des heures, aspergés de gaz lacrymogène et chargés par la police, le gouvernement accuse les fans de Liverpool et les jeunes des quartiers proches du Stade de France.

L’organisation était sûrement calamiteuse. Mais la police a fait ce à quoi le ministère de l’intérieur la dresse depuis des années : cogner, et refaire ensuite l’histoire pour couvrir ses agissements.

Cette fois, les exploits de la police française ont eu l’honneur des écrans du monde entier.

Hyène de classe

Éric Zemmour ose prétendre que la cause du chaos en marge de la finale de la Ligue des champions est le fait que le Stade de France se trouve en plein milieu de cités pauvres et immigrées. 

En charognard à l’affut pour étaler sa haine des étrangers et en fait sa haine des pauvres, Zemmour s’adresse à la France à laquelle il appartient et qu’il veut représenter : celle des riches du 16è arrondissement et de la Côte d’Azur où il est candidat aux élections législatives. La haine de classe à l’état brut.

Chômage : la catastrophe continue

En avril, le nombre de chômeurs de catégorie A est reparti à la hausse. 5,45 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, toutes catégories confondues.

Macron se vantait depuis des mois d’une prétendue baisse du chômage. Les faits sont têtus : le chômage de masse ne recule pas, alors que les cadences explosent et que les bras manquent dans les secteurs utiles comme les écoles et les hôpitaux. 

    Pour nous joindre : lutte.ouvriere.bezons@gmail.com


mardi 17 mai 2022

LUTTE OUVRIERE BEZONS ZI 16 MAI 2022

 

TOUT AUGMENTE : LES SALAIRES ET LES PENSIONS DOIVENT SUIVRE ! 

L’arrivée de la première ministre et la mise en place du nouveau gouvernement vont faire jaser le monde politicien et ses scribouillards de journalistes pendant quelques jours. Mais cela a tout du plat réchauffé. Quelle que soit la sensibilité politique de tel ou telle ministre, ces sous-fifres serviront les capitalistes, quoi qu’il nous en coûte, à nous, travailleurs. Alors le plus important n’est pas ce qui se passe à Matignon.

 Le plus important, c’est ce qui se passe du côté des rayons de supermarché et des prix affichés à la pompe à essence. Le plus préoccupant est cette valse des étiquettes qui s’emballe semaine après semaine. 

Pour faire passer la pilule, nous avons maintenant droit, à chaque journal télévisé, à une petite leçon de consommation : comment consommer malin, l’astuce pour réduire le prix du caddy, l’appli pour chasser les promos, les vertus de l’achat en gros et du stockage, les avantages du covoiturage ou du vélo… 

Oh, le gouvernement et ses perroquets ont des idées pour que nous nous serrions la ceinture ! Le problème, c’est que bien des gens le font déjà. Et quand le kilo de tomates vaut 5 euros, quand le prix de l’huile ou du poulet double, il n’y a pas d’astuce qui tienne : il faut se priver. C’est une catastrophe pour des millions de personnes et cela le devient pour des millions d’autres.

Quand les politiciens et les économistes nous disent que le pire est à venir, il faut les croire ! 

Tout se conjugue pour aggraver la crise : les conséquences économiques de la guerre en Ukraine, les confinements en Chine, les phénomènes de sécheresse aux quatre coins du monde… 

Tout cela sera prétexte aux spéculateurs pour s’en mettre plein les poches. Car les prix n’augmentent pas tout seuls. Une fraction de la classe capitaliste en est à l’origine. Le tournesol vient certes de Russie et d’Ukraine, mais c’est avec les récoltes de l’an dernier, bien avant la guerre, qu’a été fabriquée l’huile qui vient d’augmenter de 40 %. Alors que les coûts de production de nombreuses matières premières n’ont pas augmenté, les spéculateurs profitent du fait qu’il y a moins d’offre et plus de demande pour augmenter leurs prix et leurs marges. C’est manifeste pour le secteur pétrolier, où Total a multiplié par deux ses profits. 

Si certains artisans et commerçants hésitent à répercuter l’augmentation de leurs charges sur leurs propres prix, ce n’est pas le cas des groupes capitalistes les plus puissants. Les trusts automobiles ont par exemple pris les devants en augmentant considérablement les prix des voitures. 

Dans les crises, comme dans les guerres, les gros ont toujours les moyens d’imposer leur loi. Mieux, ils trouvent toujours de nouvelles opportunités pour profiter de la situation. 

Le patronat des grandes entreprises fixe ses prix. Il a donc le pouvoir de répercuter les hausses qu’il subit. C’est une façon d’indexer les bénéfices, les dividendes, c’est-àdire les revenus des plus riches sur l’inflation, mais c’est refusé aux salariés. 

Il n’y aurait donc que les salaires, les pensions et les allocations qui ne bougeraient pas ? Il faudrait que les travailleurs acceptent encore de s’appauvrir ? Eh bien, voilà une nouvelle déclaration de guerre ! 

Nous ne sommes pas en mesure d’empêcher la crise et d’arrêter cette flambée des prix, mais nous pouvons et nous devons nous battre pour ne pas en faire les frais. À l’inverse des capitalistes, nous n’avons pas de marge, nous n’avons pas de milliards en réserve, il nous faut l’intégralité de notre pouvoir d’achat ! 

Macron incite le patronat à verser une prime aux salariés, mais que pèse une prime annuelle de 500 ou 1000 euros, alors qu’il manque entre 300 et 500 euros par mois sur les salaires ? Il a aussi prévu, après avoir fait le chèque énergie, de verser un chèque alimentaire de 50 € par mois aux plus modestes. Et ce sera quoi ensuite ? Des tickets donnant droit une baguette par jour pour s’assurer que tout le monde a sa ration de pain ? Cette politique de l’aumône est un pis-aller pour nous détourner du combat nécessaire : l’augmentation générale des salaires en proportion des prix !

 Des travailleurs s’organisent dans de nombreuses entreprises pour revendiquer des hausses de salaires correspondant à l’inflation. Ici ou là, ils revendiquent 200, 300 € d’augmentation. Plusieurs de ces grèves, notamment des ouvriers de Faurecia dans le Doubs ou des salariés de Toray près de Lyon, ont réussi à arracher des augmentations conséquentes. C’est cette voie qu’il faut suivre. 


 ERREUR À LA SOURCE A

Avec le prélèvement des impôts à la source, les patrons font faire nos déclarations par les RH… et quand celles-ci ont fondu, comme chez Alès, c’est plus compliqué. Ce qui devait arriver, arriva : l’erreur et surtout ses répercussions sur les allocations de la caf ou autres. Chiche on leur ramène nos factures des loyers ou de la cantine à régler. 

LA BONNE PAYE 

Au mois de mars, nous avons eu la bonne surprise de toucher double paye chez Ales. La direction parle d’une erreur. Nous, on dirait plutôt que l’erreur, c’est la paye des onze autres mois. 

FICHES DE PAIE NÉGATIVES !

  La direction d’Ales a laissé le choix : soit rendre l’argent de suite, soit ne rien toucher le mois suivant. Non seulement, elle n’est pas gênée de ne distribuer aucun salaire à certains pour avril mais en plus, elle trouve malin d’effectuer des prélèvements supplémentaires en même temps. On vient au boulot pour être payé, pas pour s’endetter ! 

DOCTEUR MABOUL DES SALAIRES 

Contrairement à ce qui se faisait avant, chez Alès, les arrêts maladie entraînent immédiatement une baisse du salaire avant les remboursements de Sécu qui tardent à venir. Depuis quand prescrire de mauvais traitements aide à guérir ?

DES SALAIRES POUR VIVRE 

Les erreurs sur les fiches de paye sont d’autant plus insupportables que nos salaires sont insuffisants. Encore plus maintenant que les prix s’emballent. Il faut un smic à 2000 euros et des salaires indéxés sur la hausse des prix. 

LUNCH BOX

 Depuis le confinement, la cantine inter-entreprise de Tencate n’a pas redémarré. Le provisoire s’est installé durablement, sauf que la solution du traiteur est loi

A NOUS DE PLACER LES LIMITES

 Vendredi, les travailleurs des finisseurs Parisiens, une société de la rue Allende à Bezons, ont fait grève pour la troisième fois, afin d’obtenir leur salaire et ont fait venir France 3 sur leur chantier. Ils ont raison de se faire entendre car leur patron, comme bien d’autres, ne connaît que la résistance des travailleurs pour freiner ses exigences. 

DANS LES TEMPS 

Chez Elis, pas de retard pour payer les actionnaires qui toucheront leur 80 millions de dividendes. Eux sont satisfaits avant de se plaindre. 

SILENCE ON TOURNE 

Chez Yvel les nouvelles machines sont toujours au repos, elles devaient être très fatiguées pour dormir si longtemps. On ne va pas les réveiller… mais nous on se laisse pas endormir pour autant.

 SI MÊME EUX LE DISENT… 

Un sondage commandé par Cofidis conclut qu’il manquerait 490 euros sur les feuilles de paie pour vivre convenablement. Cofidis, fait la pub des crédits conso...C’est surtout la confirmation qu’il nous faut revendiquer 500 euros d’augmentation par mois, et que les salaires soient indexés sur l’inflation. 

JUSTICE PRO-PATRONALE

La Cour de cassation vient d’approuver l’application stricte et systématique du barème qui encadre les indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif. Macron avait instauré, en 2017, cette limitation des dommages qu’un travailleur peut réclamer à son patron, mais certains jugements l’avaient remise en cause. Pour obtenir leur dû, les travailleurs ne doivent compter ni sur Macron, ni sur la justice officielle. 

LES 27, 28 ET 29 MAI, LA FÊTE DE LUTTE OUVRIÈRE À PRESLES (95)! Trois jours de fraternité, d’animations, de jeux, de spectacles, mais aussi des débats, des centaines de stands proposant des spécialités culinaires, une cité médiévale, un accrobranche, un arboretum, des cinémas… Et plein d’autres choses encore. Nathalie Arthaud y prendra la parole le samedi et le dimanche à 15h, en soutien aux candidatures de Lutte ouvrière aux élections législatives. Carte pour les trois jours : 15 € en prévente, 25 € sur place. Infos et réservation : https://fete.lutte-ouvriere.org/ Pour nous joindre : lutte.ouvriere.bezons@gmail.com

mardi 3 mai 2022

Aux législatives, votez Lutte ouvrière ! Dans la 5ème circonscription du Val d’Oise, votez Dominique MARIETTE - Michel CAMPAGNAC


Aux législatives, le  12 juin 2022

 votez Lutte ouvrière ! 

Dominique MARIETTE, enseignant à Argenteuil, aujourd’hui à la retraite

Michel CAMPAGNAC, enseignant à Bezons 


Les partis de la gauche dite gouvernementale disent que s’ils parviennent au pouvoir, ils protégeront le monde du travail de l’aggravation de la crise et de la montée de l’extrême-droite. Mais quand elle était au gouvernement, cette gauche n’a jamais empêché le grand patronat de distribuer les coups et n’a jamais fait baisser l’influence de Le Pen et consorts !

Quels que soient le prochain Premier ministre et la prochaine majorité parlementaire, les travailleurs ne pourront compter que sur leur capacité à s’organiser et à se mobiliser.

C’est pour affirmer cela, comme l’a fait Nathalie Arthaud pendant la présidentielle, que Lutte ouvrière présente des candidats dans les 546 circonscriptions de métropole et de La Réunion, et que Combat ouvrier en présente dans les huit circonscriptions de Martinique et de Guadeloupe.


 


 

LUTTE OUVRIERE BEZONS ZI 2 MAI 2022

 



INFLATION, CRISE, GUERRE… POUR NE PAS ÊTRE SACRIFIÉS, PRENDRE NOS AFFAIRES
EN MAIN !

Il n’y aura pas d’état de grâce pour Macron. Il a été réélu par défaut, et malgré l’hostilité de nombreux travailleurs.

Cela a été dit par nombre de commentateurs et cela s’est exprimé dans les cortèges du 1er mai.

Mais c’est d’autant plus vrai que la situation économique se dégrade brutalement sous l’impact de la guerre en Ukraine. Les prix continuent de flamber, de l’huile aux voitures en passant par l’énergie et les fruits et légumes.

Nombre d’entreprises chôment plusieurs jours par mois, faute d’approvisionnement. Des filières entières sont désorganisées et menacées de pénurie depuis que l’Ukraine et la Russie sont hors circuit. Et ce ne sont là que les signes les plus visibles de l’aggravation de la situation.

L’Allemagne, le poumon industriel de l’Europe, est fragilisée par sa dépendance au gaz russe. L’économie chinoise tourne au ralenti du fait de la pandémie. La spéculation s’est intensifiée sur toutes les matières premières. Des émeutes de la faim éclatent déjà dans les pays les plus pauvres. La crise climatique et la pollution se rappellent à nous quotidiennement… Macron est condamné à gérer le chaos grandissant. Il le gèrera comme il a géré la pandémie : en fonction des intérêts de la grande bourgeoisie et des financiers. Il aidera le grand patronat à trouver de nouvelles sources de profits et usera de mesures autoritaires contre le monde du travail pour qu’il continue de souffrir en silence.

Les crises et les guerres sont des opportunités formidables d’enrichissement pour les capitalistes. Pour le monde du travail, elles sont toujours le prétexte à de nouveaux sacrifices : la précarité du travail et des salaires avec le chômage partiel ou le chômage total ; le recul de l’âge de la retraite ; l’effondrement du pouvoir d’achat.

La guerre permet déjà aux trusts pétroliers de nous faire les poches. Le géant qu’est TotalEnergies en est la preuve. Il possède une multitude de champs d’extraction de pétrole et de gaz répartis dans le monde entier. Sans que le coût d’extraction du pétrole augmente, il a multiplié par deux ou trois son prix de vente et a explosé ses bénéfices au premier trimestre 2022, avec 5 milliards de dollars de bénéfice net, malgré ses pertes en Russie !

Pour ne pas être sacrifiés sur l’autel des profiteurs de crise, les travailleurs doivent se préparer à se battre. À se battre non seulement contre les attaques que Macron organisera du haut de son pouvoir, mais aussi, contre les reculs que le grand patronat imposera dans les entreprises. Si individuellement nous n’avons pas la force de nous défendre, collectivement, on le peut. C’est une question d’organisation et de confiance dans la force du monde du travail.

Depuis la réélection de Macron, on entend dire du côté de Mélenchon et de Le Pen que « les jeux ne sont pas faits ». Tous les deux entretiennent l’idée qu’ils pourraient obtenir la majorité à l’Assemblée nationale et transformer Macron en potiche. Après avoir expliqué que la présidentielle était l’élection cruciale, ils nous disent aujourd'hui, que non, finalement, ce sont les législatives. Eh bien, non, aucune élection n’est « décisive » !

Ce qui sera décisif, c’est que les travailleurs renouent avec ce qui a toujours fait leur force : les grèves et les manifestations. Ce ne sont pas les députés qui vont protéger les travailleurs de la crise, de l’exploitation et de la rapacité patronale, ce sont les luttes des travailleurs !

Ces cinq dernières années, l’opposition qui a pesé sur la politique de Macron n’est pas venue de l’Assemblée nationale, mais des mobilisations, des ronds-points et de la rue. Elle est venue du mouvement des gilets jaunes et des salariés qui ont fait grève et manifesté contre la réforme des retraites. « Le peuple est souverain » dit-on : c’est vrai uniquement quand les travailleurs se battent.

Alors, il faut préparer une opposition ouvrière basée sur nos intérêts de classe, à l’opposé des démagogues d’extrême droite. Car Le Pen, avec le RN, dissimule les responsabilités du grand patronat en pointant du doigt les immigrés. Ce faisant, elle divise le monde ouvrier et l’affaiblit.

Contre Macron et l’extrême droite et face aux marchands d’illusions de la gauche, Lutte ouvrière présentera, aux législatives, des candidats dans toutes les circonscriptions, au nom du camp des travailleurs. Ils affirmeront la nécessité de renouer avec les luttes de la classe ouvrière et la perspective de renverser le système capitaliste, qui nous mène à la catastrophe.

Nathalie Arthaud



ÇA DÉMÉNAGE

Les ateliers de Ppg ont été vidés de leurs machines, envoyées vers d’autres usines pour continuer à produire des profits en faisant travailler davantage les uns, après avoir licenciés les autres. Les actionnaires font le vide d’un côté pour se remplir les poches de l’autre.

LE CINÉMA CONTINUE

Les nouvelles machines qui avaient eu tant de mal à trouver l’usine Yvel de Bezons, il y a plusieurs semaines, ont maintenant du mal à démarrer. Le nouvel élément du décor pour un film ?

ON EST DANS LE MÊME BATEAU

Chez Yvel, en production le nombre d’intérimaires dépasse celui des embauchés. Tout le monde a besoin de travailler, l’entreprise a besoin d’eux, alors pourquoi ne veut-elle pas s’engager avec eux et les embaucher ?

UN LICENCIEMENT RÉVOLTANT

Un intérimaire a été « remercié », un vendredi « parce qu’il n’y avait plus de travail »… et aussitôt remplacé par un autre, le lundi suivant. La direction voudrait rendre les départs « du jour au lendemain » banals... Aucune raison de s’y habituer.

CALCULS DE PATRONS

Sur le document officiel remis aux actionnaires d’Elis, la direction écrit : « les comptes annuels font ressortir une perte d’un montant de 49 millions d’euros», cela ne l’empêche pas de distribuer 82 millions d’euros de dividendes aux actionnaires car tous savent bien que le groupe roule sur l’or. Les patrons font dire aux chiffres ce qui leur permet de gagner le plus.

ET UNE NOUVELLE EXPLOITATION...

Preuve que les affaires vont bien : Elis vient de racheter une nouvelle blanchisserie. La société Centralvaskeriet, au Danemark, avec 50 personnes et un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros. 100 000 euros de chiffre d’affaires par salariés, ça donne évidemment envie à Elis de les essorer davantage. Ici ou là bas, on a intérêt à ne pas se laisser faire !

LA VIE IMPOSSIBLE AVEC LEUR MINIMUM

Au 1er mai, le smic a augmenté de 2,65 %. Il passe à 1 302,64 euros net, ce qui fait qu’il égale le salaire de millions de travailleurs dont la paye était tout juste au-dessus du salaire minimum légal. Deux mille euros net par mois, c’est le minimum que les travailleurs devront imposer. Ça, ce serait une vraie augmentation.

FAUSSE BAISSE ET VRAI MENSONGE

Gouvernement, patrons et médias se félicitent d’une prétendue nouvelle baisse du chômage. Pourtant, même d’après leurs chiffres, près de 5,5 millions de travailleurs restent sans emploi, et si baisse il y a, elle s’explique par la multiplication des contrats précaires, mais aussi par l’augmentation du nombre de chômeurs radiés de Pôle emploi. Un mensonge répété n’en fait pas une vérité.

POUR EUX ,ÇA BAIGNE !

La guerre, une bénédiction pour l’aéronautique. Les patrons français de l’aéronautique se réjouissent : l’invasion de l’Ukraine par la Russie booste les commandes liées à l’armement. Pour la première fois, celles-ci passent devant les contrats de l’aérien civil. Le climat guerrier suite à l’agression de Poutine en Ukraine promet des profits substantiels, grâce à l’argent public. Et avec la peau des peuples.

ENFIN LA FÊTE DE LUTTE OUVRIÈRE !

La Fête de Lutte ouvrière se tiendra les 27, 28 et 29 mai à Presles (Val d’Oise). Elle permettra de rassembler, après trois ans dans d’interruption pour cause de Covid, celles et ceux qui se réclament du camp des travailleurs et des idées communistes et internationalistes. Nathalie Arthaud y tiendra deux grands meetings, samedi et dimanche après-midi.

Notre Fête, c’est aussi des centaines de stands proposant des spécialités culinaires, des jeux, des expos, des spectacles, des concerts, une cité médiévale, un accrobranche, un arboretum, des cinémas, des débats politiques et scientifiques… Bref, c’est trois jours de fraternité et de découvertes !

La carte d’entrée prise à l’avance coûte 15 euros et, sur place, 25 euros. Et cela pour les trois jours. Pour en savoir plus : https://fete.lutteouvriere.org/

Pour nous joindre : lutte.ouvriere.bezons@gmail.com


mercredi 20 avril 2022

LUTTE OUVRIERE BEZONS ZI 19 AVRIL 2022

 

CONTRE MACRON ET CONTRE LE PEN,                  POUR LE CAMP DES TRAVAILLEURS !

Il est frappant de voir comment l’élection de dimanche prochain a rendu Macron et Le Pen préoccupés du sort des travailleurs. II y a encore à peine dix jours, Macron disait qu’il imposerait la retraite à 65 ans. Il annonce maintenant qu’il est prêt à en rediscuter et à la ramener à 64 ans. Le Pen dit qu’elle fera « du social » et qu’avec elle, l’âge de la retraite sera maintenu à 60 ans… ou peut-être 61 ou 62 ans.

Mais quel que soit l’élu, Macron ou Le Pen, il se fichera bien de ce qu’il aura pu dire durant sa campagne. Il gouvernera dans l’intérêt du grand patronat, qui tient son pouvoir de sa domination économique et n’est jamais élu ni contrôlé par personne. Le rôle des élections est justement de masquer ce pouvoir, en laissant croire que chaque citoyen a un droit de vote sur la conduite de l’État pour, au final, le contraindre à choisir entre des candidats qui sont tous du côté de la bourgeoisie.

Pendant les cinq ans où Macron a été président, ses décisions ont favorisé la classe capitaliste, qui n’a jamais été aussi riche qu’aujourd’hui. Par contre, les travailleurs ont payé les conséquences de la crise sanitaire par des licenciements et du chômage partiel. Et aujourd’hui, la flambée des prix enrichit les capitalistes et fait fondre leur pouvoir d’achat des plus pauvres, avec la complicité du gouvernement.

Le Pen qui n’a jamais gouverné laisse croire qu’elle serait différente. Elle, qui est d’extrême droite, s’est donné une image bien policée en se présentant comme une mère de famille célibataire qui aime les chats. Mais elle ne vient pas de nulle part. Son parti s’est construit avec des anciens militaires partisans de « l’Algérie française », dont beaucoup ont été membres de l’OAS, cette organisation fasciste qui a commis des centaines d’attentats terroristes et des milliers de meurtres en Algérie et en France dans les années 1960. 

Aujourd’hui, la progression des scores des candidats de l’extrême droite à la présidentielle reflète l’accroissement de son influence dans la société. La menace ne vient pas seulement des groupes d’extrême droite plus ou moins virulents, mais surtout de l’appareil d’État lui-même, en l’occurrence la police et l’armée.

Il faut se rappeler la pétition parue il y a un an, signée par des généraux en retraite, qui menaçait d’une intervention de l’armée face à ce qu’ils appelaient « le délitement qui frappe la patrie ». Marine Le Pen, à l’époque, s’était empressée de leur envoyer une lettre de soutien pour leur montrer qu’elle était des leurs.

Croire que Macron serait le moindre rempart contre cela est une grave erreur. S’il est réélu, il masquera la menace toujours présente de cette extrême droite à l’intérieur de l’appareil d’État. Car il n’est pas question pour lui de toucher aux principaux instruments du pouvoir que sont l’armée et la police.

Rien de bon pour les travailleurs ne peut sortir des urnes dimanche. Même des candidats dits de gauche, comme Mitterrand ou Hollande, soutenus par les partis PS et PCF, que le mouvement ouvrier avait créés, ont mené, une fois élus, une politique au service des capitalistes. Alors, les travailleurs n’ont aucun intérêt à se diviser entre eux pour un vote où les deux candidats ne cachent même pas qu’ils sont les serviteurs d’un système économique fondé sur l’exploitation des travailleurs.

Dans la situation de crise économique aggravée où les États ont commencé à se réarmer suite à la guerre en Ukraine, c’est aux travailleurs que la classe capitaliste compte bien faire payer l’addition. La simple défense de notre niveau de vie exigera des luttes avec une conscience claire de nos intérêts de classe et de toutes les menaces qui nous visent, y compris celle d’un pouvoir plus répressif et plus dur.

Aujourd’hui, le camp ouvrier n’a plus de parti ou d’organisation assez importante pour faire entendre ses intérêts. Toute la propagande de la bourgeoisie et de ses dirigeants politiques vise à détruire l’idée même que les travailleurs, qui constituent un camp social, puissent représenter un camp politique conscient de ses intérêts de classe. Mais il n’empêche que les travailleuses et les travailleurs sont une force sociale considérable. Ils sont à la base de toute la production et des services nécessaires au fonctionnement de la société, et ils le savent. C’est pourquoi tous les espoirs sont permis.

Et c’est heureux, car ils sont la seule classe sociale capable d’affronter et renverser la classe capitaliste. Ils sont la seule force pouvant ouvrir une perspective autre que le chaos et la guerre vers lesquels nous mène la classe dirigeante actuelle.

Nathalie Arthaud




Un bon début

La direction de Tencate a revu ses proposition à la hausse et annonce maintenant une centaine d’euros brute en plus pour tous par mois.

Elle a dû sentir que ce qu’elle proposait auparavant ne passerait pas. Raison de plus pour continuer à se faire entendre, car c’est sûr ; ça ne va pas suffire.

Ça s’en va et ça revient

Sur cette augmentation, environ un tiers est sous la forme de prime. Pourquoi ne pas donner tout dans le salaire ?

Vacance en vélo

la direction de Tencate annonce une prime pour faire face à la hausse des prix du carburant de 200 euros… en automne. 

Et d’ici là , on pédale ?

Pas de frontières entre nous

Chez Yvel, des travailleurs d’une usine Indienne du groupe sont à Bezons, pour mettre en place de nouvelles installations. c’est l’occasion de discuter et de vérifier que par delà les frontières nos problèmes sont les même pour finir le mois.

Licencieurs Pollueurs

Une partie des travaux de déménagement de L’usine PPG consiste à dépolluer les bâtiments pour l’amiante et les sols pour les produits chimiques.

Quand on voit ce qu’il reste, on imagine ce que les actionnaires on fait respirer à ceux qui y ont travailler et à ceux qui vivent autour… pour le profit de ces saigneurs.

Valse à trois temps

Chez Alès, un nouveau directeur vient d’arriver, c’est déjà le troisième en à peine plus d’un an.

Aussitôt absents, aussitôt remplacés, c’est la valse des directeurs. Dans les ateliers ce serait plutôt les chaises musicales.

La boucle est bouclée

L’usine Alès de Bezons appartient au groupe Native. Mais les bâtiments de l’usine appartiennent à une société immobilière : Phytalès qui appartient elle même au groupe Native et qui empoche les loyers que lui verse l’usine. 

Dur à suivre !

Actionnaires payés à rien faire

Pour l’année 2021, Elis annonce donner aux actionnaires 82,9 millions d’euros de dividendes.

C’est l’action des 48000 salariés du groupe qui a produit ces résultats, c’est à nous d’empocher 1727 euros chacun !

Le compte n’y est pas

Le smic va augmenter de 2,65 % le 1er mai, en principe pour suivre l’inflation. Sauf que les prix des produits frais sont en hausse de 7,6 % sur un an, et l’énergie, elle, de 29,2 %. Et le nouveau montant du smic, 1 302 € net, restera de toute façon insuffisant pour vivre correctement.

Alors que le cinéma électoral se poursuit, la situation des travailleurs continue donc à se dégrader. Quelle que soit l’issue de ce scrutin, notre sort dépendra de notre volonté de nous organiser pour nous préparer à des luttes qui, seules, pourront imposer des augmentations de salaires qui ne soient pas de ridicules aumônes. 


Tavares récolte le fruit de l’exploitation

En récompense des profits record de 13,4 milliards d’euros réalisés par le groupe, le PDG de Stellantis (ex PSA), Tavares, va empocher au moins 19 millions d’euros pour l’année 2021, et pourrait toucher jusqu’à 47 millions d’euros de primes supplémentaires en fonction des résultats des prochaines années. 

Les actionnaires du groupe, dont la famille Peugeot, paient ainsi grassement les services de leur valet de luxe pour avoir comprimé les effectifs et bloqué les salaires, ce qui a engendré ces super profits. 

Eh oui, de l’argent, il y en a, et il déborde des caisses du patronat !


Profiteurs de guerre

Aucune rupture n'est à prévoir dans l'arrivage de gaz en provenance de Russie pour l’instant, et les pays européens ont même déjà entamé leurs achats pour les réserves de l'hiver prochain. Cela n’empêche pas le prix du gaz d’exploser sur les marchés européens, atteignant plus de 100 euros le mégawattheure, trois à quatre fois plus qu’il y a quelques mois.

Ce sont les spéculateurs qui font monter les prix, et pour eux, ça gaze très fort !


Partir ou rester, tant que ça rapporte…

Après avoir expliqué pendant des semaines que quitter la Russie serait dramatique pour ses clients, la Société générale vient de vendre sa filiale russe à un oligarque proche de Poutine. 

Au vu des incertitudes économiques et politiques, les dirigeants de la banque ont fait leurs calculs, qui ont reçu l’accord des marchés financiers, puisque le cours des actions de la banque a augmenté de 5 %.

Les stratégies changent, mais le cap ne varie pas : la rentabilité en toutes circonstances.


Un accord scandaleux

Le gouvernement britannique vient de passer un accord avec le Rwanda : les réfugiés qui débarquent en Angleterre seraient envoyés dans ce pays en attente de l'examen de leur dossier.

C'est ce qu’avait déjà fait l’Union européenne avec les camps de rétention dans la Libye de Kadhafi, un véritable enfer pour les migrants. Les gouvernements des riches pays d’Europe sous-traitent l’emprisonnement des migrants, mais les véritables responsables de toute cette barbarie, ce sont eux !


Kinder : une surprise indigeste 

Ferrero, propriétaire de la marque Kinder, savait depuis le 15 décembre que des chocolats produits dans son usine belge étaient contaminés à la salmonelle. Mais il a fallu attendre début avril pour que l’usine soit mise à l’arrêt et que  les produits soient rappelés. La période de Pâques représentant 10 % du chiffre d’affaires, Ferrero aurait ainsi cherché à gagner du temps.

La gourmandise de profits est décidément dangereuse pour la santé des consommateurs !


Violences policières contre les mal-logés

Mardi 12 avril, des familles, qui protestaient devant le ministère du Logement contre la non-application de la loi Dalo, censée garantir leur relogement, ont été gazées et encerclées par la police, et le porte-parole du Droit au Logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud, plaqué au sol et mis en garde à vue. 

Le gouvernement laisse des familles à la rue, malgré les lois qu’il est censé faire appliquer. Mais sa politique de la matraque ne décourage pas ceux qui protestent.


La liberté toujours plumée

Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, veut se payer Twitter, pour quelque 43 milliards de dollars. Il en est déjà le principal actionnaire mais veut avaler le moineau bleu en entier pour, prétend-il, garantir une liberté totale de la parole sur le réseau social.  

Mais la seule liberté que défend Musk, comme tout capitaliste se payant un titre de presse ou un média, c’est celle d’accumuler les milliards en se prétendant  un bienfaiteur de l’humanité. Faut pas nous prendre pour des perdreaux de l’année… 


C’était déjà une épave

Le golfe de Gabès en Tunisie, énorme réserve de poissons pour des milliers de pêcheurs, est menacé par une pollution après le naufrage d’un pétrolier qui s’y était réfugié pour échapper à une tempête. 

Construit en 1977, le navire a changé sept fois de nom, huit fois de propriétaire. Personne ne s’explique pourquoi il a pris l’eau brutalement et coulé… Comme auparavant des dizaines de coques de noix transformées en bombes environnementale, pour des raisons de gros sous ! 

    Pour nous joindre : lutte.ouvriere.bezons@gmail.com