Dans
le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, un
amendement a été voté la semaine dernière, qui soumettait aux
cotisations sociales « certains dividendes dans certaines
conditions extrêmement précises », dixit Michel Sapin,
ministre des Finances.
Eh
bien, cet amendement pourtant « extrêmement ciblé »,
autant dire inoffensif pour les profits du patronat, c’était
encore trop pour le Medef. Son président Pierre Gattaz a dénoncé
« cette folie taxatrice », « cet acharnement à
sanctionner une fois de plus le capital », et menacé :
« il y a un moment où on va être obligé de se retrouver dans
la rue ».
Avant
même que Gattaz n’ait à mettre cette menace à exécution, Sapin
a obtempéré et assuré que l’amendement serait retiré. Les
désirs des patrons sont des ordres pour le gouvernement, exécutés
sur le champ.
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