Ils
sont tous contents, les grands partis ! L’UMP et ses acolytes
de la droite, parce qu’ils arrivent largement en tête de ce
premier tour des élections départementales. Le Front national,
parce qu’il s’installe comme le troisième parti du pays en
décrochant des positions de notables et en se rapprochant un peu
plus de la mangeoire. Et même le Parti socialiste, qui se sait
tellement vomi par son propre électorat après trois ans de
gouvernement qu’il s’attendait à pire que ce qu’il lui est
arrivé.
Et
les urnes ne sont même pas encore rangées que le PS appelle à
voter au deuxième tour pour les candidats de la droite qu’il
appelle « républicains » lorsque ses propres candidats
ont été écartés ou ne sont pas en position de gagner.(cliquez pour lire la suite)
Toute
honte bue, le PS souligne une fois de plus qu’il n’y a aucune
différence entre sa politique et celle de la droite. Ce dont
l’électorat populaire a amplement l’occasion de se rendre
compte.
L’électorat
populaire n’a aucune raison de partager la satisfaction des grands
partis. Hollande n’a pas du tout l’intention, malgré la sanction
électorale, de mener une autre politique que celle qu’il mène
depuis son élection à la présidence. Une politique qui exécute
servilement les quatre volontés des puissances de l’argent, la
grande bourgeoisie, les banquiers. Une politique qui, pour consacrer
toujours plus d’argent à ceux qui en ont déjà beaucoup, vide les
poches de ceux qui travaillent, de ceux qui vont vivre le pays,
jusques y compris les plus démunis. Les trois partis concurrents
sont en accord sur cette politique. L’UMP et le PS l’ont démontré
à tour de rôle au gouvernement. Quant au FN, tout autant au service
du grand patronat que les autres, il y ajoute ses idées
réactionnaires et sa volonté de dresser les travailleurs les uns
contre les autres, travailleurs en activité contre chômeurs accusés
d’être des assistés, français contre immigrés.
La
principale, et pour ainsi dire la seule, utilité des élections a
toujours été pour le mouvement ouvrier de lui donner la possibilité
de s’exprimer, de lui permettre de défendre les exigences et les
perspectives de la classe ouvrière devant l’ensemble de la
population.
Dans
les élections qui viennent d’avoir lieu, il n’y avait même pas
cette possibilité à l’échelle du pays. Seuls les grands partis
ont été présents dans la majorité des cantons. Et tous ces partis
ont en commun de représenter les intérêts de la grande
bourgeoisie, de l’argent et de ceux qui en possèdent. Les jeux
sont faits d’avance : face, les classes populaires perdent ;
pile, la bourgeoisie gagne !
Mais
la crise, le chômage, l’aggravation de l’exploitation finiront
par faire surgir parmi les exploités des femmes, des hommes, des
jeunes qui n’accepteront plus cette situation et qui se donneront
pour objectif de créer une force politique qui soit la leur, qui
s’oppose clairement à la grande bourgeoisie possédante, avec pour
perspective ultime de renverser sa domination sur la société. Cette
force politique, ce futur parti, renouera fièrement avec les
traditions du mouvement ouvrier, avec la volonté de mener la lutte
de la classe ouvrière contre la bourgeoisie.
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