Le 19 mai, environ 2000
salariés sur le pays ont débrayé pour protester contre l'absence
d'augmentation de salaire mais aussi contre la dégradation de leurs
conditions de travail, des menaces sur les RTT et une multiplication
des licenciements déguisés en ruptures conventionnelles.
Si la direction impose
des sacrifices aux salariés, elle envoie un autre message aux
actionnaires :
« Ce bon début
d'année nous rend confiants dans l'atteinte de tous nos objectifs
2015 » et en effet, le chiffre d'affaire. augmente de 17% ce
premier trimestre en comparaison du 1er trimestre de l'année
dernière. L'année 2014, le groupe avait fait un bénéfice net de
283 millions d'euros, les actionnaires avaient été remerciés par
une augmentation des dividendes de 14 %, Thierry Breton, le PDG
d'Atos leur annonce que l'année 2015 sera aussi bonne... Voilà à
quoi se réduit finalement la science économique dans cette économie
capitaliste : Comment dégager les profits et les revenus
maximum pour la classe dirigeante. Fernand Pelloutier, un militant
des début du mouvement ouvrier, disait que pour se libérer, le
travailleur doit apprendre « la science de son malheur ».
Cela reste vrai à l'ère du numérique. Et pour les informaticiens
d'Atos, ce n'est pas virtuel.
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