mardi 23 juin 2015

Sur le bilan de l'action de l'aménageur Séquano qui organise l'action immobilière sur l'ensemble du quartier du pont.

Je m'arrêterai sur un point. Un nouvel immeuble doit être construit pour faire 32000 m2 de surface de bureau. Ce n'est pas rien, l'immeuble Scénéo, son petit cousin, pour reprendre l'image proposée par Bezons info, lui, fait 12000m2 situés juste en face. D'ailleurs, à ce qu'en j'en sais, ce dernier n'a toujours pas trouvé d’acquéreur. Et ces surfaces s'ajoutent à plusieurs autres dont nous avons déjà eu à discuter ici. (cliquez pour lire la suite)

Les opérations immobilières pour la construction de bureaux se multiplient. A Bezons, mais aussi autour de nous. Quand l'entreprise Atos est arrivée, elle a certes occupé l'immeuble des bords de Seine à Bezons. Mais elle en a libéré d'autres ailleurs, contraignant au passage les salariés à déménager eux aussi en augmentant leur temps de trajet Et cela recommencera peut-être dans les mois qui viennent puisque à nouveau les salariés de l'entreprise Bull qui viennent d'être rachetée par Atos ont peur de devoir déménager, à leur tour, parfois de l'autre bout de l'Ile de France, pour venir à Bezons.  Le déménagement n'est pas une mince affaire. La construction de nouveaux bureaux entraîne souvent l'abandon des anciens locaux. Et ils restent vides, comme à La Défense ou encore à la limite de Colombes et Gennevilliers où les anciens locaux d'Alcatel et de Thalés restent vides après que les sociétés ont déménagé, pour l'une à Gennevilliers pour l'autre beaucoup plus loin dans l’Essonne.
Si les bureaux se multiplient les entreprises elles ne se multiplient pas et d'ailleurs comment en serait il autrement ? La presse économique le dit suffisamment : les profits sont importants pour des investissements très faibles. La construction de bureaux est financée en grande partie par l'argent public et répond essentiellement à un besoin qu'ont les financiers de trouver, dans le foncier, des placements juteux pour spéculer. Chaque spéculateur se moque bien des conséquences à long terme de ses choix ...tant pis si cela provoque une inflation des bureaux vides !
Alors ce qui peut-être perçu comme une bonne nouvelle pour la ville, l'est-t-elle vraiment d'un point de vue plus général ?

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